Environnement et facteurs dégradant la santé

7 octobre : à l’appel de l’Andeva, Manifestation nationale à Paris. Amiante : 20 ans après, le scandale continue

il y a 3 mois, par Info santé sécu social

L’amiante est interdit en France depuis le 1er janvier 1997.

20 ans après les 100 000 morts de l’amiante n’ont toujours ni coupable ni responsable. Et il n’y a toujours pas de procès pénal en vue.

20 ans après, des tribunaux civils baissent brutalement l’indemnisation qu’ils accordaient jusqu’ici aux victimes et aux veuves.

20 ans après, l’amiante reste encore trop souvent présent dans nos lieux de travail et d’habitation ou dans les écoles de nos enfants. C’est une menace pour le présent et pour l’avenir.

20 ans après, le mésothéliome reste un cancer de pronostic très sombre et la recherche sur cette maladie avance trop lentement, faute de moyens.

Non ! L’amiante ce n’est pas fini.
Le combat continue.

Notre association nationale s’est créée il y a 20 ans pour défendre les victimes de l’amiante et leurs familles. Les combats de l’Andeva ont permis de gagner de nouveaux droits.

Mais aujourd’hui la mobilisation est plus que jamais nécessaire pour un procès pénal où tous les responsables devront être jugés et punis, pour une juste indemnisation des préjudices causés par la maladie ou le deuil et pour une politique publique qui fasse de la prévention et de la recherche des priorités nationales.

Un procès pénal pour juger tous les responsables

Cet été, en Italie, un tribunal correctionnel a condamné à des peines de prison une douzaine de hauts dirigeants d’Olivetti (dont un ancien ministre), suite aux décès d’ouvriers tués par l’amiante.

Quelques jours plus tard, la cour constitutionnelle italienne a renvoyé devant les juges de Turin le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny, PDG d’Eternit, qui croyait pouvoir échapper aux poursuites pénales.

En France, les victimes et les familles attendent toujours que ceux qui ont brisé leurs vies rendent des comptes à la justice.

L’Andeva demande que tous les responsables de la catastrophe sanitaire de l’amiante soient jugés, tous et pas seulement « ceux du bas de l’échelle ».

Elle demande que le Code pénal soit révisé pour que les peines encourues par les responsables de désastres industriels et environnementaux soient en rapport avec la gravité de leurs actes.

Une juste indemnisation de nos préjudices

Nous n’acceptons pas qu’on présente des victimes et des veuves comme des privilégiés ou des profiteurs qui ne pensent qu’à l’argent. Chacune et chacun d’entre nous donnerait tout l’or du monde pour retrouver une santé à jamais compromise ou un être cher disparu.

Nous demandons simplement que la justice ne brade pas le prix de nos souffrances et que les indemnisations soient équitables..

Agir aujourd’hui pour protéger les générations futures

Nous ne voulons pas que nos enfants revivent les mêmes drames que nous. Les pouvoirs publics doivent donner la priorité à la prévention du risque amiante : rendre l’information sur l’amiante dans les bâtiments accessible à tous, sécuriser la gestion des déchets, planifier l’éradication totale de ce matériau mortifère.

Ils doivent faire de la recherche sur le mésothéliome une grande cause nationale : Les malades ont besoin d’espoir et de perspectives. Pour avancer, la recherche a besoin de moyens..

Tel est le message que portera la manifestation nationale des victimes de l’amiante organisée par l’Andeva le 7 octobre à Paris.

Vincennes, le 28 août
Le bureau de l’Andeva