Complementaires santé

Allo-docteurs - Crise Sanitaire : les mutuelles priées de mettre la main à la poche

il y a 3 semaines, par Info santé sécu social

Le confinement a permis aux assureurs santé d’amasser la somme de 2,6 milliards d’euros. Le gouvernement cherche aujourd’hui une solution pour en récupérer une partie.

Par La rédaction d’Allo Docteurs

Rédigé le 04/08/2020

Crise Sanitaire : les mutuelles priées de mettre la main à la poche
Les mutuelles devraient mettre la main à la poche pour ne pas laisser l’Assurance Maladie affronter seule la crise sanitaire.

Le confinement a vidé les salles d’attente des médecins généralistes et des hôpitaux. Beaucoup de patients ont renoncé aux soins. Cette situation inédite a permis aux mutuelles et autres assureurs santé d’économiser 2,6 milliards d’euros, selon les estimations du gouvernement. Pour combler "le trou" de l’Assurance Maladie, qui a dû faire face à la crise sanitaire, le gouvernement compte bien récupérer une partie de la somme. Il réfléchit à la manière de le faire.

L’idée d’une contribution exceptionnelle

Selon les “Echos”, l’Etat envisagerait “une contribution exceptionnelle ”. L’idée n’est pas nouvelle. En juin dernier, le gouvernement a demandé aux complémentaires de « prendre leur juste part » après l’effort consenti au pic de l’épidémie par les professionnels de santé et les soignants, en insistant sur le fait qu’elles « ne peuvent en aucune façon tirer un bénéfice économique de cette crise ». Toujours selon les Echos, aucun échéancier n’a été établi. Le scénario envisagé serait une taxation en deux temps, la première devrait intervenir en décembre. Cette dernière devrait être inscrite dans le prochain budget de la Sécurité sociale, à l’automne.

Complémentaires santé : oui, mais ...

Les complémentaires santé ne sont pas réfractaires à l’idée de participer financièrement à la crise sanitaire mais elles constatent déjà des rattrapages de soins comme notamment une surconsommation de soins dentaires, un rebond des analyses biologiques ou encore une aggravation de certaines pathologies, engendrant des coûts supplémentaires. Elles craignent de voir disparaître rapidement leurs économies.