Le droit à la santé

Boursorama avec AFP - Médicaments, vaccins, chimiothérapie : un quart des Français déjà concernés par une pénurie

17 janvier, par Info santé sécu social

Les conséquences sont "délétères" sur les traitements des patients, allant de l’augmentation des symptômes à l’hospitalisation.

La pénurie de médicaments -y compris en chimiothérapie- ou de vaccins est un phénomène "récurrent et massif", qui a déjà touché un quart des Français, selon un sondage rendu public jeudi 17 janvier par France Assos Santé. Les personnes atteintes de maladies chroniques y sont encore plus vulnérables. La pénurie de médicaments -y compris en chimiothérapie- ou de vaccins est un phénomène "récurrent et massif", qui a déjà touché un quart des Français, selon un sondage rendu public jeudi 17 janvier par France Assos Santé. Les personnes atteintes de maladies chroniques y sont encore plus vulnérables.

La pénurie de médicaments -y compris en chimiothérapie- ou de vaccins est un phénomène "récurrent et massif", qui a déjà touché un quart des Français, selon un sondage rendu public jeudi 17 janvier par France Assos Santé. Les personnes atteintes de maladies chroniques y sont encore plus vulnérables.

Dans plus d’un cas sur trois (36%), ces ruptures d’approvisionnement concernent des vaccins. "Au-delà du risque évident pour la santé individuelle des personnes, ces pénuries de vaccins constituent une menace potentielle pour la santé publique", selon Alain Michel Ceretti, président de France Assos Santé.

LES LABORATOIRES POINTÉS DU DOIGT
56% des Français interrogés attribuent la raison de la pénurie aux industriels du médicament, qui privilégieraient la production de certains médicaments ou vaccins au détriment d’autres. Les pouvoirs publics (13%) et les grossistes répartiteurs (14%) sont aussi mis en cause.

L’enquête réalisée fin 2018 par l’institut BVA auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 955 personnes confirme les "inquiétudes" de cette union nationale regroupant plus de 80 associations agréées de patients usagers du système de santé. Médicaments, vaccins, chimiothérapie : un quart des Français déjà concernés par une pénurie

25% des personnes interrogées disent s’être déjà vues refuser la délivrance d’un médicament ou d’un vaccin pour cause de pénurie. Ce taux monte à 31 % pour les personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD, regroupant une série de maladies graves : AVC invalidant, cancers, maladie coronaire, Parkinson, Alzheimer, atteintes rénales, insuffisances respiratoires et cardiaques...).

UN IMPACT "DÉLÉTÈRE" SUR LES TRAITEMENTS
L’impact est "délétère" sur le suivi du traitement, la qualité de vie des personnes et la santé publique, note France Assos Santé dans un communiqué. 45% des personnes confrontées à ces pénuries ont été contraintes de reporter leur traitement, de le modifier, voire d’y renoncer ou de l’arrêter complètement, affirme-t-elle sur la base de ce sondage.

21% (41% pour les personnes en ALD) jugent anxiogène cette situation. Les conséquences peuvent être graves : augmentation des symptômes dans 14% des cas, erreurs dans la prise de médicaments de substitution (4%) et plus inquiétant encore, hospitalisation nécessaire pour une personne sur vingt (4% en population générale, 5% pour les personnes en ALD).

CANCER, ÉPILEPSIE, SYPHILIS, ALLERGIES...
"Ces pénuries ou ruptures d’approvisionnement peuvent toucher des traitements contre le cancer, contre l’épilepsie, la syphilis, contre des chocs allergiques (stylos auto-injecteurs)", égrène-t-on à cette fédération d’associations de patients.
Pour France Assos Santé, "les industriels sont très largement responsables de ces pénuries, principalement dues à des stratégies financières contestables, à un désengagement de certains médicaments et à une concentration des sites de productions".

Elle réclame "une régulation plus efficace de la part des autorités sanitaires nationales et européennes" ainsi qu’une "information claire et transparente sur les causes de ces ruptures, les plans de gestion des pénuries (PGP) mis en place, ainsi que sur les sanctions imposées en cas de manquement aux obligations de notification et de mise en oeuvre de ces plans."