Union syndicale de la psychiatrie (USP)

Congrès de l’USP les 29, 30 et 31 mars 2019 à Besançon : : La psychiatrie en lutte lâche ses coûts lundi 1er avril 2019

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Depuis des décennies, la brutalité gestionnaire des technocrates de la santé entraîne la dés-humanisation et la perte de sens de nos pratiques,

L’appel à l’initiative des « Pinel » d’Amiens a alerté la population sur la situation dramatique de la psychiatrie publique et demandé « davantage de moyens humains pour des soins plus humains ». Ce sont les mouvements dans les hôpitaux, depuis Saint-Etienne du Rouvray et Le Havre jusqu’à Niort ou Paris en passant par Amiens et bien d’autres villes, qui ont rendu ce drame visible au plus grand nombre. Psychiatres, ensemble des soignants, patients et familles, nous sommes tous concernés.

Il n’est plus supportable que la psychiatrie soit réduite à quelques injonctions scientistes associées à des procédures disciplinaires toujours plus liberticides. Ce sont les patients qui sont maltraités ; ce sont les patients et aussi les soignants qui sont niés en tant que sujets.

Les lieux accueillants où l’on prend le temps d’écouter les patients se font rares, à l’hôpital comme dans les autres lieux de soins.

En ce printemps, nous répondons aux messages de ces luttes : un renouveau de la pensée et des pratiques professionnelles apparait enfin possible en psychiatrie. C’est la volonté de participer au mieux à ce renouveau qui animera notre prochain congrès à Besançon.

Lieu du congrès :
Espace Grammont, Centre diocésain, 23 rue Megevand, 25000 BESANÇON

pour tous renseignements, contacter le secrétariat
USP, 52 rue Gallieni, 92240 Malakoff
Tél. : 01 46 57 85 85 - Fax : 01 46 57 08 60
e-mail : uspsy@free.fr - http://www.uspsy.fr

PROGRAMME

Vendredi 29 mars
- 9 heures à 12 heures
• rapport d’activité
• rapport de trésorerie
• rapport moral

- 14 heures à 16 h 30
Luttes actuelles en psychiatrie
Présentation de Charles-Olivier Pons (USP)

Avec les interventions à 14 heures de représentants d’organisations politiques de gauche : Laurence Lyonnais (candidate LFI aux élections européennes), Gabriel Viennet (Ensemble !), Jordan Gandrey (NPA), Evelyne Ternant (PCF)

puis avec des interventions de syndicalistes et d’usagers de la psychiatrie.

Débat ouvert
Un nouveau printemps des luttes
20h30
Renouer avec le fil des expériences auto-gestionnaires des années 1970, les Lip en furent au premier plan pendant plusieurs années, est aujourd’hui un appel à l’action décidée.
Les soulèvements contre l’enfermement en psychiatrie, contre le mépris des sujets, soignés et soignants, affirment ce qui ne peut plus durer. De façon plus générale, nous partageons ce refus décidé du mépris que nous portent les bureaucrates néolibéraux et les capitalistes.
L’heure n’est pas à la commémoration mais à l’invention rebelle ; c’est l’ambition de cette soirée-débat.

PROGRAMME

Vendredi 29 mars
- 9 heures à 12 heures
• rapport d’activité
• rapport de trésorerie
• rapport moral

- 14 heures à 16 h 30
Luttes actuelles en psychiatrie
Présentation de Charles-Olivier Pons (USP)
Avec les interventions à 14 heures de représentants d’organisations politiques de gauche : Laurence Lyonnais (candidate LFI aux élections européennes), Gabriel Viennet (Ensemble !), Jordan Gandrey (NPA), Evelyne Ternant (PCF)

puis avec des interventions de syndicalistes et d’usagers de la psychiatrie.

Débat ouvert
Un nouveau printemps des luttes
20h30
Renouer avec le fil des expériences auto-gestionnaires des années 1970, les Lip en furent au premier plan pendant plusieurs années, est aujourd’hui un appel à l’action décidée.
Les soulèvements contre l’enfermement en psychiatrie, contre le mépris des sujets, soignés et soignants, affirment ce qui ne peut plus durer. De façon plus générale, nous partageons ce refus décidé du mépris que nous portent les bureaucrates néolibéraux et les capitalistes.
L’heure n’est pas à la commémoration mais à l’invention rebelle ; c’est l’ambition de cette soirée-débat.

Avec
- Piaget, militant ouvrier, ancien animateur de la grève des LIP Charles Piaget : né en 1928 à Besançon, militant syndicaliste, particulièrement actif lors du conflit social de l’entreprise d’horlogerie LIP dans les années 1970 où il aura été une figure emblématique du mouvement autogestionnaire français.
Il se dit "admiratif" devant le mouvement des gilets jaunes. Il les trouve "innovants, accrocheurs et courageux" et vante leur souci de "ne pas être récupérés et de rester égalitaires".Michel Antony, ancien président de la coordination des collectifs de défense des hôpitaux et maternités de proximité
- Bruno Gravier, chef de service psychiatrie au CHUV de Lausanne, secrétaire du CEDEP
- Fethi Brétel, psychiatre à Rouen
- Deux membres de l’association collégiale SolMiRé (solidarité migrant réfugié) aborderont le thème de la lutte en faveur des personnes exilées sur le territoire de Besançon. L’association est créée depuis 2016 et a pour objet de dénoncer l’atteinte aux droits fondamentaux des personnes refugié.e.s et a mis en place différentes actions de solidarité dans cet objectif : réquisition de lieux vacants afin de créer un lieu d’accueil, coordination de famille d’accueil bénévole avec des réfugiés à la rue, organisation de fête solidaire...

Débat animé par Pascal Boissel, psychiatre, USP