Covid-19 (Coronavirus-2019nCoV) et crise sanitaire

HuffPost - Le pass sanitaire devient obligatoire pour les adolescents

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Pour aller au cinéma ou au restaurant, les jeunes de 12 à 17 ans doivent désormais présenter un pass sanitaire valide.
AFP

Le pass sanitaire pour les adolescents sera obligatoire à partir de 12 ans et 2 mois

Les adolescents français échappaient depuis plusieurs semaines à la contrainte du pass sanitaire imposée aux adultes face à la crise du Covid-19. Ils doivent dès ce jeudi 30 septembre le présenter à leur tour pour de nombreuses activités : cinéma, restaurant, piscine...

Les adultes, eux, y sont déjà contraints depuis presque deux mois. Ils doivent régulièrement présenter ce document sous la forme d’un QR code, qui atteste soit qu’ils ont été vaccinés contre le Covid-19, soit qu’ils ont récemment réalisé un test négatif, soit qu’ils ont déjà contracté la maladie et sont donc censés être immunisés.

Il est exigé dans de nombreux contextes qui seront les mêmes pour les adolescents : manger au restaurant, prendre le train pour un long trajet, aller au cinéma ou à la piscine...

Les deux tiers des 12-17 ans sont vaccinés
Impossible de savoir pour l’heure combien de temps durera cette obligation. Même si l’épidémie se calme en France depuis août, un projet de loi est en préparation pour prolonger au-delà du 15 novembre la contrainte du pass. Le gouvernement veut “maintenir la possibilité” d’y recourir “jusqu’à l’été” 2022, a déclaré mercredi son porte-parole, Gabriel Attal.

Les adolescents y avaient jusqu’alors échappé, car ils étaient en retard en matière de vaccination. En effet, les autorités de santé n’autorisent que depuis juin les 12-17 ans à recevoir un vaccin anti-Covid : d’abord celui de Pfizer/BioNTech, ensuite rejoint par le Moderna.

Il reste d’ailleurs, à ce titre, une subtilité. C’est seulement à partir de 12 ans et deux mois que le pass devra être présenté. Si on le demandait à un enfant de 12 ans pile, il n’aurait pas eu le temps d’être pleinement vacciné, car il n’y aurait jusqu’alors pas eu droit.

Désormais, sans atteindre le taux de vaccination de leurs aînés, les 12-17 ans ont largement rattrapé la pente. Environ deux tiers d’entre eux sont pleinement vaccinés.

Convaincre les familles réticentes
Le gouvernement a cherché à accélérer le mouvement en organisant des campagnes de vaccination dans les collèges et les lycées à la rentrée. Mais celles-ci n’ont guère donné de résultats : moins de 30.000 doses y ont été injectées. “Il y a parfois quelques (...) difficultés dans le recueil de l’adhésion des familles”, a admis mardi le ministère de la Santé lors d’une conférence de presse.

De 12 à 15 ans, l’accord d’un seul des deux parents, ou des responsables légaux suffit. Les mineurs de plus de 16 ans peuvent, eux, décider de se faire vacciner, sans autorisation parentale.

Mais le sujet de la vaccination des mineurs est sensible et c’est l’un des principaux griefs exprimés lors des manifestations hebdomadaires contre le pass sanitaire, dont la fréquentation est en baisse depuis la fin de l’été.

Les tests PCR restent gratuits pour les mineurs
Le gouvernement a, dans ce contexte, accepté quelques concessions pour les mineurs. Contrairement aux adultes non-vaccinés, ils pourront tous continuer à bénéficier systématiquement de tests PCR gratuits après le 15 octobre.

La vaccination des mineurs reste, en tout cas, l’objet de débats scientifiques, au vu du risque très faible de développer une forme grave du Covid-19 dans cette tranche d’âge. L’intérêt majeur est donc collectif.

En se vaccinant, les jeunes “contribuent à freiner la propagation du virus dans la communauté et à limiter l’engorgement des hôpitaux”, explique l’épidémiologiste Antoine Flahault à l’AFP, évoquant toutefois aussi leur risque individuel, s’ils contractent la maladie, de développer des séquelles, dites Covid longs.