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JIM - Télémédecine : un succès virtuel

il y a 4 semaines, par Info santé sécu social

Paris, le vendredi 13 septembre 2019

Un an après la mise en place d’une rémunération prise en charge par l’Assurance-maladie des actes de télémédecine, 60 000 téléconsultations ont été facturées à la caisse, s’inscrivant dans le cadre conventionnel.

Si la CNAM et son patron Nicolas Revel se félicitent de ce démarrage pourtant timide, rappelons que l’exécutif, qui a fait de la télémédecine un pilier de son programme de lutte contre les déserts médicaux, visait 500 000 actes en 2019, un million en 2020, puis 1,3 million en 2021 ! Mais pour le directeur général de l’Assurance-maladie, Nicolas Revel, « ce qui compte, c’est le rythme auquel les choses progressent (…) La télémédecine est en train de se développer, les médecins se l’approprient progressivement et les patients aussi » s’est-il enthousiasmé sur les ondes de RTL.

Certes, on observe que le nombre de téléconsultations facturées chaque mois est en constante augmentation et que la progression s’accélère depuis le début de l’année 2019. En janvier, on ne comptait que 2 000 téléconsultations, 7 000 en mai et le rythme hebdomadaire de cette rentrée 2019 se situe autour de 3 300 par semaine.
Qui sont ces médecins qui pratiquent la téléconsultation ?
Ces 60 000 téléconsultations ont été facturées par 1 647 médecins ou « structures », dont 85 % de libéraux.

Parmi ces derniers, deux tiers sont des médecins généralistes, viennent ensuite les psychiatres avec 5 % des actes réalisés.

Les médecins téléconsultants sont globalement plus jeunes ; la moitié d’entre eux a moins de 50 ans alors que cette classe d’âge ne constitue que 37 % de l’ensemble des effectifs de généralistes libéraux.

Le recours à ce nouveau mode de consultation est également inégalement réparti sur le territoire puisque quelques départements concentrent la grande majorité des téléconsultations et en premier lieu en Île-de-France qui enregistre 44 % de l’ensemble des actes.

Les pharmaciens et les infirmiers…et doctolib à la rescousse
Face à ces résultats décevants, la CNAM ne perd pas espoir et voit frémir la « dynamique ». Elle espère ainsi un sursaut avec l’arrivée du renfort des infirmiers libéraux qui dès janvier 2020 verront « valoriser leur intervention auprès d’un patient pour l’accompagner dans la réalisation d’une téléconsultation avec un médecin » et des pharmaciens qui « pourront également aider le patient à réaliser une téléconsultation au sein de leur officine grâce à des cabines individualisées ».

Notons enfin, que ce marché, comme certains le craignaient, est pour l’instant trusté par le leader de la prise de rendez-vous médicaux en ligne, Doctolib, qui s’est judicieusement lancé dans ce créneau en janvier et revendique d’être l’intermédiaire de deux tiers des téléconsultations remboursées par l’Assurance-maladie !

F.H.