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JIM - Vers des déserts pharmaceutiques ?

il y a 2 mois, par Info santé sécu social

Paris, le 23 mai 2019

La stabilité du nombre de pharmaciens inscrits à l’Ordre (74 115 en 2018 vs 74 043 en 2017, dont ¾ exercent en officine) et l’augmentation du nombre de cessions en faveur des officinaux de moins de 40 ans masquent une baisse importante et continue du nombre d’officines.

Ainsi, dans son rapport sur la démographie pharmaceutique, l’Ordre national des pharmaciens note « tandis que la population française est en constante augmentation (+0,17 % cette année), la baisse du nombre d’officines depuis 10 ans ne fait que s’accroître, passant de -0,23 % en 2008 à -1,07 % en 2018 ».

Ainsi, en 10 ans, 1 556 officines ont disparu.

Certes, une part de ces fermetures est la conséquence de regroupements ou de cessions de clientèle, mais dans 47 % des cas (un chiffre en constante augmentation), il s’agit soit d’une « restitution de licence » (fermeture sans repreneur avec remise de la licence à l’ARS) ou même d’une liquidation pure et simple. Et le phénomène semble s’accroitre dangereusement, ainsi la répartition des causes de fermeture a changé par rapport à 2017 avec une augmentation de 4 points des restitutions de licence, une nette diminution des regroupements (-8 points) et une diminution des cessions de clientèle (-4 points).

Comme le rappelait au JIM, Philippe Gaertner, président sortant de la FSPF « aujourd’hui il n’y a pas de déserts pharmaceutiques » mais il est nécessaire d’être « particulièrement vigilant pour les années à venir ».

Aujourd’hui, les derniers chiffres abondent dans le sens de cette nécessaire vigilance.

F.H.