L’Anticapitaliste Hebdo du NPA

L’Anticapitaliste - On est là, et on ne les lâchera pas !

il y a 1 semaine, par Info santé sécu social

On ne peut se le cacher : la multiplication des images d’actions, organisées à l’occasion des « vœux » et autres interventions publiques de la Macronie et de ses petits soldats, fait plaisir. On pense à la ministre de la Justice Nicole Belloubet, paniquée face aux avocatEs qui, à Caen, ont jeté, par dizaines, leurs robes au pied de son pupitre. On pense aussi à Sibyle Veil, ancienne condisciple de Macron à l’ENA et présidente de Radio France, muette lorsque le chœur de Radio France a interrompu ses vœux en chantant « le Chœur des esclaves » de l’opéra de Verdi Nabucco. Et l’on n’oublie pas non plus Benjamin Griveaux, dont la petite sauterie organisée dans un restaurant parisien a été perturbée par des grévistes et leurs soutiens.

Difficile également de ne pas se réjouir lorsque des coupures d’électricité touchent le Medef à Lyon, l’hôtel de police à Bordeaux ou des grands groupes du Cac 40, ou encore lorsque des manifestantEs pénètrent dans la cour du Conseil d’État, lorsque des professeurEs envahissent le « Salon Parcoursup » à la Villette ou lorsque tel ou tel parlementaire LREM est obligé de renoncer à une distribution de tracts ou à ouvrir sa permanence.

Évidemment, toutes ces actions ne peuvent remplacer la grève, les manifestations, les démonstrations de masse, l’arrêt de la production, qui sont les clés pour faire basculer le rapport de forces en notre faveur. Mais elles font partie intégrante de la mobilisation en cours contre la « réforme » des retraites de Macron et de son gouvernement, elles la font vivre, elles la rendent visible, et elles permettent aux grévistes et à leurs soutiens de se retrouver lors de moments souvent enthousiasmants, malgré la répression policière.

En outre, elles sont autant de messages envoyés aux capitalistes et aux politiciens à leur service. Afin qu’ils comprennent, eux qui ont l’habitude de se retrouver entre eux dans des salons feutrés et de faire des apparitions publiques soigneusement organisées, que nous avons les moyens de leur rendre la vie impossible. Afin qu’ils comprennent aussi, eux qui méprisent les salariéEs, qu’ils considèrent comme des « gens qui ne sont rien », que nous avons le pouvoir de les empêcher de se déplacer, d’organiser leurs grand-messes ou tout simplement de s’éclairer. Grèves, manifs, blocages, actions : on est là, même si vous ne le voulez pas, et on ne vous lâchera pas !

Julien Salingue