Moyen-Orient

LES RELATIONS DU POLE DE PSYCHIATRIE INFANTO-JUVENILE DE RENNES ET COPELFI : UN CAS D’IDENTIFICATION A L’AGRESSEUR ? COPELFI : QU’EST CE QUE C’EST ?

14 janvier, par Info santé sécu social

Association pour les Conférences de Psychiatrie de l’Enfant et de l’adolescent en Langue Française en Israël. Fondée en 1989 par des psychiatres français (G. GACHNOCHI, M. VINCENT) et israëlien (S. TYANO), cette association souhaite "favoriser le partage d’expériences cliniques et thérapeutiques entre professionnels de la psychiatrie infanto-juvénile de France et d’Israël. Le but est de permettre un échange et de promouvoir l’originalité des différents mouvements de la pédopsychiatrie française dans un pays jeune, curieux de tous les courants de pensées. Il permet aux professionnels français de la santé de découvrir un pays grâce aux rencontres confraternelles."

- Président de COPELFI en France : Eric GHOZLAN, Directeur du Pôle Enfance à l’association des Oeuvres de Sauvegarde de l’Enfance/Présidente en Israël : Dolly AMOYELLE.
- Vice-Président : G. GACHNOCHI
- Secrétaire Générale : Lydia LIBERMAN-GOLDENBERG (Vice-Présidente de l’Association Française de Psychiatrie).

En 2011, G. GACHNOCHI déclarait à Israël Magazine à l’occasion des 20 ans de l’association : "... Le souhait est de réunir une fois par an les praticiens francophones et israeliens pour nouer des liens réguliers et approfondis et ce, au-delà de toutes déformations systématiques des médias européens et internationaux dès qu’il est question de l’Etat Hébreu afin de faire patiemment découvrir à chacun les réalités israéliennes, aussi bien à l’échelle du pays qu’au niveau de ses avancées dans les divers secteurs et domaines de notre profession."

L’unité de psychiatrie infanto-juvénile de Rennes développe sa pratique sur la prise en charge du trauma suite aux actes terroristes en prenant appui sur l’exemple d’Israël non seulement dans sa coopération avec COPELFI mais aussi dans la recherche, en partenariat avec les universités israëliennes.

En 2018, cette collaboration se concrétise dans plusieurs colloques internationaux donnant la parole aux 3 mêmes associations et institutions : Pôle pédopsychiatrie Rennes, associations ALFEST et COPELFI.

Mai 2018 "Trauma, Terreur, Terrorisme, Vague après vague", Paris.

Octobre 2018 "Les attentats, leur traumatisme, son devenir", Israël (Saison Croisée)

14 Décembre 2018 "Equipes mobiles et Psychotraumatismes. Quelles enjeux, quelles pratiques ?", Rennes.

L’Etat d’Israël assume jusque dans ses lois constitutionnelles de coloniser les territoires palestiniens et d’instituer l’Apartheid à l’intérieur de ses frontières. Les rapports et résolutions de l’ONU attestent de l’attaque de la dignité et de la viabilité des populations palestiniennes et de l’illégalité de l’occupation.

Le sujet d’étude principal de cette coopération internationale de professionnel-le-s de la santé mentale réside dans les notions de prise en charge du psychotrauma des victimes du terrorisme, et notamment ses conséquences sur les enfants et les adolescent-e-s.

Développer la recherche en psychiatrie sur la connaissance de l’expression des symptômes du trauma dans un contexte de guerre, de terrorisme ou d’oppression est certes, nécessaire.

En revanche, le choix de s’appuyer sur l’exemple d’Israël revient à se rendre complice de l’Etat colonial et d’apartheid qui attaque depuis 70 ans la dignité et la survie même de tout un peuple en Palestine.

La recherche et la coopération sur le terrain en psychiatrie, qu’elle soit de l’enfant, l’adolescent-e ou l’adulte doit bénéficier au système de santé mentale en Palestine.

Quelles sont les conséquences pour les palestien-ne-s, adultes et enfants, sur le plan de la santé physique et psychique, de l’occupation militaire, l’oppression, l’emprisonnement sans inculpation ni procès à partir de 12 ans, la torture, le meurtre, le contrôle de la circulation des personnes, l’exil, la destruction de maisons et de champs cultivables...?

Autant de thèmes de recherche des modalités de prise en charge et d’accès aux soins indispensables à soutenir auprès des praticiens et praticiennes palestinien-ne-s.

Nous (Collectif de citoyen-ne-s, professionnel-le-s du secteur médico-social rennais) demandons à l’université Rennes 1, à son unité de pédopsychiatrie, aux associations de praticien-ne-s et leurs adhérent-e-s, aux participant-e-s à ce colloque, de cesser toute coopération professionnelle et de recherche avec COPELFI et les universités israeliennes.

Nous demandons aux professionnel-le-s de la santé mentale en France de refuser de se rendre à tout colloque et symposium en Israël, (telle la conférence de l’IARPP en 2019 à Tel Aviv) et de soutenir le réseau de santé mentale en Palestine.

http://www.chroniquepalestine.com/union-palestinienne-travailleurs-sociaux-et-des-psychologues-condamne-tenue-conference-iarpp-2019-israel/

COMMUNIQUE DU GROUPE DE PREFIGURATION 2018, UN TEMPS DE LA PALESTINE A RENNES !

APPEL SIGNE PAR : UJFP, AFPS Rennes, NPA35, JC35, USA-Palestine Mental Health Network, BDS France, Belgium-Palestine Mental Health Network, UK-PalestineMental Health Network, Collectif SEP Rennes (Soutien des Etudiants avec la Palestine).

ACTION D’INTERPELLATION LE 14 DECEMBRE 2018 AUPRES DES PARTICIPANT-E-S AU COLLOQUE ORGANISE PAR LE POLE HOSPITALO-UNIVERSITAIRE DE PSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT ET COPELFI A RENNES.

Nous avons publié l’appel sur notre page Facebook et grâce à sa traduction en anglais par Elizabeth Berger de USA-Palestine Mental Health Nework, il a pu être publié dans les 2 versions sur les sites des soutiens.

Nous nous sommes retrouvés sur l’heure du déjeuner à la salle du DIAPASON, campus de Beaulieu, Université Rennes 1 avec tracts et banderole BDS .
Un service de sécurité était en place : mise en indisponibilité d’un espace de parking le plus à proximité de la salle, au moins 3 ou 4 agents de sécurité aux portes du bâtiment pour contrôler les accès : seul-e-s les participant-e-s au colloque avaient droit de citer. Les étudiant-e-s fréquentant l’équipement pour la restauration, les cours, le sport, la douche ont trouvé portes closes.

Nous prenons contact avec le responsable de la sécurité, amabilité et cordialité sont de mise. Nous lui remettons un exemplaire de notre tract et proposons qu’il passe le message de notre disponibilité au dialogue aux organisateurs/rices.
Puisque nous ne pouvons pas entrer, nous décidons de tirer avantage de l’architecture des locaux : le rez de chaussée est entièrement vitré ; nous scotchons donc des exemplaires de notre tract sur les vitres, texte vers l’intérieur pour faciliter la lecture des convives...!

Si la police, appelée par les organisateurs/rices, ne s’est pas beaucoup intéressée à nous et est repartie rapidement, ce fut bien le contraire pour deux personnes postées dans le hall, restant soigneusement en retrait mais qui nous observaient. Nous ne savons pas qui sont ces personnes. En tous les cas, ce sont les seules qui ont refusé le moindre dialogue avec nous, elles ne sont pas sorties du hall et l’une d’entre elles a trouvé utile de nous filmer et sans doute de prendre des photos. Nous ne sommes pas parvenus à faire de même malgré plusieurs tentatives. L’hostilité était palpable.

Chacun-e d’entre nous a eu l’occasion d’inviter à l’échange autour du tract sur les raisons de notre présence avec une partie des participant-e-s. Les échanges ont amené quelques réactions mais aucun questionnement véritable cependant. Certain-e-s ne concevaient pas le lien entre le colloque et notre propos, d’autres faisaient valoir la neutralité du soignant, d’autres encore pouvaient consentir à l’idée que l’Etat d’Israël était un Etat colonial mais ne pouvaient pas mettre en doute la légitimité de la participation de COPELFI à ce colloque.

Un des participant-e-s a pris l’initiative de venir vers nous et nous a expliqué que la chef de pôle, organisatrice du colloque, a fait fermé plusieurs unités de jour en pédopsychiatrie pour que les professionnels soient libérés des consultations et se rendent au colloque, formation obligatoire donc...Or, ce colloque n’est pas gratuit, qui paye ? Le service de formation et le service de ressources humaines de l’hôpital probablement. Cette personne dit avoir posé la question restée sans réponse et signalé au syndicat. Ce jour là, étaient donc fermés : la maison des adolescents, le CASSAJA (centre de consultations pour adolescents), des services d’activité et de consultation de jours. La salle a une capacité d’environ 300 places, la voilà remplie grâce à une partie non négligable de ses collègues...

DEPUIS LE VENDREDI 14 DECEMBRE

• Trois signataires ont rejoint l’appel : Belgium-Palestine Mental Health Network et Uk-Palestine Mental Health Network, Collectif SEP Rennes (Soutien des Etudiants avec la Palestine).

• Le Collectif SEP, a créé sa page Facebook et s’est engagé à soutenir les actions à venir. Ils ont relayé l’appel sur leur page.

• Une rencontre à venir avec un membre du groupe Belgium-Palestine Mental Health Network à Rennes pour faire connaissance et échanger sur nos luttes et mobilisations communes dans nos villes respectives.

A RENNES CONTACT :
@NovembrePalestineRennes
2018tempsdelapalestine@gmail.com