Luttes et mobilisations

La dépêche - Les grévistes de l’hôpital spécialisé obtiennent satisfaction et arrêtent la grève

il y a 3 jours, par Info santé sécu social

Les grévistes de l’hôpital psychiatrique d’Auch ont occupé l’antenne départementale de l’ARS pendant presque une journée entière. Ils ont finalement obtenu satisfaction à plusieurs de leurs revendications et levé la grève.

La nuit de jeudi à vendredi a été particulièrement agitée au siège de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Auch. Les grévistes de l’hôpital psychiatrique avaient en effet fait irruption jeudi aux alentours de 15 heures pour occuper les lieux. Ils n’en sont repartis que ce vendredi, aux alentours de midi, après avoir obtenu la garantie qu’une réunion se tiendrait à 14 heures avec la directrice générale de l’offre de soins.

Ils jugeaient alors que les avancées obtenues lors de la précédente semaine étaient insuffisantes. Ils sont donc arrivés armés des drapeaux CGT, rapidement plantés aux fenêtres et d’une tente pour signifier l’occupation des lieux. Selon la CGT, ils étaient environ une cinquantaine à pénétrer sur place et une demi-douzaine de personnes y ont passé la nuit. A l’issue de la réunion, ils ont estimé avoir obtenu une satisfaction et acté la fin du mouvement de grève

Des postes de soignants créés
La police est arrivée jeudi soir vers 21 heures et après un entretien avec le délégué départemental elle a finalement quitté les lieux. Le délégué départemental a, lui, regagné son domicile vers 1 heure du matin, d’autres cadres de l’ARS prenant son relais.

Les grévistes ont levé le siège après avoir reçu la confirmation écrite d’une réunion avec la directrice générale de l’offre de soins à 14 heures, sur le site de l’hôpital spécialisé. À l’issue de la réunion, Karen Pinarel, la déléguée CGT estimait qu’il y avait des «  choses positives  ».

Quatre postes d’infirmiers ont ainsi été créés jusqu’en 2020. Une «  enveloppe conséquente  » a aussi été débloquée pour permettre à l’établissement de recruter, ce dernier faisant face à des difficultés dans ce domaine. Jusqu’à dix élèves infirmiers seront ainsi payés pendant leurs études, s’engageant ainsi à travailler ensuite pour l’hôpital. Les aides-soignantes pourront aussi bénéficier d’une formation, leur permettant de devenir infirmière. Une aide à l’installation des infirmiers est aussi en bonne voie. Un budget a été débloqué pour le maintien de l’outil de travail. Une aide pour la reconstruction de l’unité psychogériatrique a été actée, à hauteur de 500000€.

Enfin, l’ARS a accordé une prime pouvant aller jusqu’à 2700 € brut avec la rétroactivité aux salariés de l’unité de psychogériatrie.

GAëTANE ROHR