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Le Figaro - Fonctionnaires : l’exécutif n’a pas « renoncé » aux 120.000 suppressions de postes (Le Maire)

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Par Le Figaro avec AFP Publié le 14/05/2019 à 09:36

Le gouvernement n’a pas « renoncé » à son objectif de 120.000 suppressions de postes de fonctionnaires sur l’ensemble du quinquennat, a assuré mardi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, ajoutant que cet engagement serait tenu « si c’est possible ».

« Le président de la République n’a pas dit que nous renoncions à cet objectif : il a dit +nous allons voir dans les trois années (qui viennent) si nous pouvons atteindre cet objectif+ », a affirmé M. Le Maire, interrogé sur Radio Classique.

« Moi, je reste déterminé à ce que nous réduisions la dépense publique, la dette, et que nous tenions nos engagements en matière de réduction du nombre de fonctionnaires. Nous verrons si c’est possible ou non », a poursuivi le ministre.

Lors de sa conférence de presse du 25 avril, le chef de l’État s’était dit prêt à « abandonner » l’objectif de 120.000 suppressions de postes d’ici à 2022 sur l’ensemble de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale), dans le cas où il ne serait « pas tenable ».

Cet objectif, engagement de campagne du président, reste « atteignable », a depuis jugé le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, le Premier ministre Edouard Philippe assurant de son côté ne pas avoir de « dogme » sur le sujet.

Interrogé sur la politique économique du gouvernement, Bruno Le Maire a par ailleurs contesté mardi tout changement de stratégie depuis la crise des « gilets jaunes ».

Selon Bercy, le déficit devrait atteindre 1,2% du PIB en 2022, au lieu du retour à l’équilibre initialement annoncé. La dette, de son côté, devrait passer de 98,4% du PIB l’an dernier à 96,8% en 2022, loin des 92,7% jusque-là prévus.

Il a également reconnu que le « point noir » était la dette de la France, en ajoutant qu’elle avait augmenté de 30 points en 10 ans et que « ceux qui critiquent devaient balayer devant leur porte ». Les marges de manoeuvre devront être consacrés au désendettement de la France.