Covid-19 (Coronavirus-2019nCoV) et crise sanitaire

Le Généraliste - Un sous-variant du virus Delta surveillé de très près au Royaume-Uni

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

PUBLIÉ LE 19/10/2021

Alors que le nombre de cas de Covid est en hausse Outre-manche, un nouveau sous-variant du virus Delta se propage au Royaume-Uni, sans qu’il soit établi pour le moment s’il est ou non plus contagieux

Alors qu’en France, la décrue de l’épidémie semble marquer le pas, le gouvernement britannique, confronté à une hausse des contaminations au Covid-19, a indiqué ce mardi « surveiller de très près » un nouveau sous-variant se propageant au Royaume-Uni.

Baptisé « AY4.2 », ce nouveau venu est un sous-variant du virus Delta. « Nous surveillons de très près cette nouvelle forme et nous n’hésiterons pas à prendre des mesures si nécessaire », a déclaré un porte-parole de Downing street. L’émergence de ce nouveau variant malgré la très forte contagiosité du Delta ayant tendance à écarter les nouvelles souches fait craindre une transmissibilité encore plus forte. Cependant, pour le moment, « rien ne permet de penser qu’elle se propage plus facilement », rassure le gouvernement britannique.

Un taux d’incidence bien plus élevé outre-manche que dans le reste de l’Europe

Cette annonce survient alors que le Royaume-Uni, qui déplore près de 139 000 morts du Covid-19, se trouve confronté à un nombre croissant de tests positifs, avec désormais plus de 40 000 nouveaux cas chaque jour, soit un taux d’incidence bien plus élevé que dans le reste de l’Europe.

Certains scientifiques attribuent la dégradation actuelle, qui concerne pour l’instant surtout les adolescents et jeunes adultes, à la faible vaccination des mineurs, à la diminution de l’immunité des plus âgés vaccinés très tôt, ou encore à la levée en juillet en Angleterre de l’essentiel des restrictions tels le masque en intérieur.

Mais pour François Balloux, directeur de l’Institut de génétique de l’UCL, le nouveau variant « n’est pas à l’origine de la récente augmentation du nombre de cas au Royaume-Uni ». Il explique qu’avec sa faible fréquence pour l’instant, même « une transmissibilité 10 % supérieure n’aurait pu causer qu’un petit nombre de cas supplémentaires ».

L’émergence de AY4.2 ne constitue « pas une situation comparable à l’émergence des souches Alpha et Delta qui étaient beaucoup plus transmissibles (50 % ou plus) que toutes les souches en circulation à l’époque », a ajouté le chercheur.

Le nouveau variant AY4.2 est quasi-inexistant en dehors du Royaume-Uni, mis à part trois cas aux États-Unis et quelques autres au Danemark, qui ont depuis presque disparu.

(avec AFP)