Luttes et mobilisations

Le Généraliste - Urgences : les enveloppes estivales promises n’arrivent pas toutes, la grève s’intensifie

il y a 3 semaines, par Info santé sécu social

30.07.2019

211 services d’urgences sont en grève dans toute la France, indique le collectif Inter-Urgences dans un communiqué publié lundi soir. « La majorité des services n’a pas vu la couleur » des enveloppées destinées à faire face aux difficultés estivales, dénonce le collectif. Le manque de moyens s’est particulièrement fait ressentir à Saint-Nazaire, où 103 « hospitalisations brancard » auraient été comptabilisées la semaine passée.

15 millions d’euros, promis à la mi-juin par Agnès Buzyn, devaient en effet permettre « aux services d’urgence en tension » de « renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts ».

Selon Inter-Urgences, le budget global des hôpitaux n’étant toujours pas augmenté, les recrutements aux urgences sont en fait des transferts de service à service et se font au détriment d’autres activités (médecine, chirurgie). Le collectif déplore une zizanie organisé et un « dialogue social au forceps » qui nuit à la qualité des soins.

Toujours en vue d’effectifs supplémentaires et d’une revalorisation salariale, le collectif organise une assemblée générale le 10 septembre à Paris. L’ensemble des services hospitaliers mobilisés et en grève y sont convoqués, ainsi que les fédérations syndicales « à l’image du 25 mai ».

Sous-effectifs, salaires trop bas

La grève aux urgences a débuté mi-mars. Le collectif Inter-Urgences, qui a souligné à nouveau « la nécessité absolue de stopper les fermetures de lits », réclame notamment 300 euros d’augmentation de salaire et 10 000 emplois supplémentaires. Il déplore le manque de matériel (brancards, lits) et l’insécurité croissante à laquelle fait face le personnel soignant. Les mesurées annoncées il y a un mois par le gouvernement ont été jugées insuffisantes pour la profession qui ne décolère pas.

À titre de solution complémentaire, le Dr Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de médecine d’urgence, avait prôné dans nos colonnes un travail plus étroit avec les généralistes.

Sabrina Moreau