L’hôpital

Le Monde - Après une agression à l’hôpital Robert-Debré, les urgences de nuits font valoir leur droit de retrait

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui

Après une agression dans la soirée de samedi 5 septembre pendant laquelle deux agents de sécurité ont été blessés, l’équipe de nuit des urgences pédiatriques de l’hôpital parisien Robert-Debré a fait valoir son droit de retrait, a-t-on appris lundi 7 septembre de sources syndicales.

Seules les urgences vitales ont été admises dans la nuit de dimanche à lundi et « ce sera probablement encore le cas ce soir », avant une réunion prévue mardi après-midi.

L’incident s’est produit vers 22 h 30 samedi lorsqu’un homme « clairement alcoolisé » s’est présenté à l’accueil des urgences « en vociférant que son enfant était dans un état grave, ce qui n’était pas le cas », a expliqué Anne-Françoise Thiollier, infirmière et élue SUD à Robert-Debré, confirmant une information de Franceinfo.

Un premier puis un second agent de sécurité sont intervenus, tandis que l’agresseur aurait été rejoint par son frère appelé en renfort. La police est ensuite intervenue et a interpellé les deux hommes.

Les agents de sécurité, d’abord pris en charge sur place, ont été transférés à l’hôpital Cochin, l’un d’eux s’étant vu prescrire dix jours d’interruption temporaire de travail (ITT). Trois soignantes ont également été légèrement blessées, a précisé Mme Thiollier.

Seules les urgences vitales sont assurées
Outre un dépôt de plainte, les soignants de l’équipe de nuit ont fait valoir leur droit de retrait dimanche soir à leur prise de service, durant quelques heures afin de « marquer le coup », a expliqué Yann Guittier, secrétaire général de la CGT à Robert-Debré. Les personnels ont mal vécu le fait que « l’administrateur de garde ne se soit pas déplacé » le soir de l’incident, même s’ils ont eu droit à « une visite de tous les directeurs » de l’hôpital le lendemain, a-t-il ajouté.

La discussion prévue mardi devrait porter sur la mise en place d’un « sas de sécurité » et d’un médiateur, déjà négociés l’an dernier au terme de plusieurs mois de grève, a rappelé Mme Thiollier.

Ce mouvement social national avait concerné jusqu’à la moitié des services d’urgences du secteur public, avant de s’étendre au reste de l’hôpital. A l’origine, une agression de nuit dans un établissement parisien avait mis le feu aux poudres.

Le Monde avec AFP