Covid-19 (Coronavirus-2019nCoV) et crise sanitaire

Le Monde - Covid-19 : plus de 2 000 personnes en réanimation en France

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

La dernière fois que l’on a compté plus de 2 000 personnes en réanimation pour Covid-19 remonte à la mi-mai. Au pic de l’épidémie, en avril, plus de 7 000 malades y étaient hospitalisés.

Le Monde avec AFP et Reuters

Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation a fortement augmenté, mardi 20 octobre, avec 278 nouvelles admissions en vingt-quatre heures, selon les chiffres officiels de Santé publique France. Le nombre total de personnes en réanimation ou en soins intensifs ayant le Covid-19 s’élève à 2 177, après avoir dépassé 2 000 lundi. La dernière fois que l’on a compté plus de 2 000 personnes en réanimation pour Covid-19 remonte à la mi-mai. Au pic de l’épidémie, en avril, plus de 7 000 malades étaient hospitalisés en réanimation, un nombre qui a fortement chuté jusqu’à la fin de juillet, avant de remonter progressivement.

les chiffres de la pandémie en France
mis à jour le 20 oct.
En moyenne, au 17 octobre, 23 618 personnes sont testées positives chaque jour.

Ces dernières 24h, 162 personnes sont mortes du Covid-19 à l’hôpital.

20 468 nouveaux cas ont été notifiés à Santé Publique France ces dernières 24 heures (soit 930 745 cas confirmés depuis mars)
33 885 décès ont été comptabilisés depuis mars (dont 11 012 dans les Ehpad)
+ 78 personnes en réanimation ces dernières 24h
Actuellement, 2 177 personnes atteintes du Covid-19 sont en réanimation.

La situation est particulièrement tendue en Ile-de-France, qui concentre 661 malades en réanimation. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a affirmé jeudi que la France disposait d’un total de 5 800 lits de réanimation.

Le nombre de décès liés à la maladie au cours des dernières vingt-quatre heures s’est élevé à 163 mardi, après 146 lundi, portant le total depuis le début de l’épidémie à 33 885, dont 22 873 en milieu hospitalier. Là encore, c’est un niveau qui n’était plus vu depuis le mois de mai.

Le taux de positivité (proportion des tests positifs par rapport au total des tests effectués) continue sa progression, à 13,6 %, contre 4,5 % au début de septembre, avec un peu plus de 20 000 personnes détectées positives en vingt-quatre heures.

Face à la deuxième vague de l’épidémie, un couvre-feu est en vigueur depuis vendredi minuit et pour quatre semaines au moins en Ile-de-France et dans huit métropoles (Aix-Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Saint-Etienne et Rouen) afin de tenter d’éviter une saturation des capacités hospitalières.

Résultats mitigés du médicament tocilizumab
Les résultats de trois études de qualité ont été publiés mardi dans la revue américaine Jama Internal Medicine : une grande menée dans une soixantaine d’hôpitaux américains, et deux plus petites en Italie et en France, chez des malades sévères du Covid-19, mais pas en état critique requérant une intubation. Ces études n’ont pas permis de confirmer l’efficacité du tocilizumab, un médicament dont on espérait qu’il pourrait lutter contre le phénomène inflammatoire responsable des cas les plus graves de Covid-19 et réduire la mortalité.

La conclusion, telle que résumée par le docteur Jonathan Parr, de l’université de Caroline du Nord, dans son éditorial : les études française et italienne « suggèrent un rôle potentiel pour le tocilizumab contre le Covid-19, mais ne fournissent pas de preuves claires d’efficacité », contrairement à l’étude américaine.

La prolongation de l’état d’urgence sanitaire décidée ce week-end
L’Assemblée nationale va siéger exceptionnellement samedi et dimanche pour examiner le projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire face à la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, rapportaient des sources parlementaires. Le texte « autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire et portant diverses mesures de gestion de la crise sanitaire » sera examiné en conseil des ministres mercredi, selon l’ordre du jour du conseil diffusé mardi soir par l’Elysée.

Le gouvernement a rétabli depuis samedi sur l’ensemble du territoire par décret ce régime d’exception, qui avait été levé le 10 juillet dernier. Au-delà d’un mois, sa prorogation doit être autorisée par la loi, d’où ce texte au menu du Palais-Bourbon en première lecture. Il devra ensuite faire la navette avec le Sénat. Ce régime juridique exceptionnel autorise, si nécessaire, à restreindre les déplacements ou à instaurer des confinements de la population.

Un quatrième projet de loi de finances rectificative a aussi été ajouté à l’ordre du jour, le 10 novembre. Il devrait contenir de nouvelles mesures de soutien aux secteurs ou ménages pénalisés par la crise.