Covid-19 (Coronavirus-2019nCoV) et crise sanitaire

Le Monde.fr : Covid-19 : le gouvernement envisage un confinement partiel des Alpes-Maritimes

il y a 3 jours, par infosecusanté

Le Monde.fr : Covid-19 : le gouvernement envisage un confinement partiel des Alpes-Maritimes

Compte tenu de la situation épidémique dans le département, Olivier Véran a demandé au préfet de « continuer la concertation avec les élus » en vue de « mesures complémentaires » qui pourraient être prises avant dimanche soir.

Le Monde avec AFP

Publié le 20/02/2021

Nice et l’ensemble du département des Alpes-Maritimes bientôt sous cloche les samedis et dimanches ? Pour tenter de contrer la flambée du Covid-19 dans la région, le gouvernement envisage de confiner pendant les week-ends la cinquième ville de France et ses environs – une mesure jusqu’ici inédite à l’échelon local en métropole.

En visite dans un hôpital niçois, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé, samedi 20 février, qu’il avait demandé au préfet de « continuer la concertation (…) avec l’ensemble des élus du territoire » en vue de « mesures complémentaires » qui pourraient être prises avant dimanche soir. Ces mesures peuvent aller « d’un couvre-feu renforcé à un confinement local le week-end », a-t-il ensuite précisé sur Twitter. Le maire de Nice, Christian Estrosi (Les Républicains), qui accompagnait Olivier Véran, s’est dit favorable à de telles mesures.

Le taux d’incidence de l’épidémie dans la métropole de Nice est particulièrement élevé : il dépasse 700 cas positifs pour 100 000 habitants, soit plus de trois fois la moyenne nationale (190). Avec de tels taux, « le confinement local est une hypothèse sur la table », a observé le ministre de la santé, soulignant que le gouvernement pouvait être amené à prendre des « décisions plus territorialisées », là où « le virus circule vraiment beaucoup ».

Outre-mer, un confinement local est en vigueur à Mayotte depuis le 5 février, pour au moins trois semaines, pour faire face à l’apparition des variants sud-africain et britannique.

La tendance nationale « n’est pas bonne »
Au niveau national, « la tendance sur les trois derniers jours n’est pas bonne », a déploré Olivier Véran, soulignant qu’on avait compté vendredi « plus de 3 000 cas supplémentaires [quotidiens] par rapport au vendredi de la semaine précédente ». Selon des parlementaires de la majorité, qui ont participé vendredi à une visioconférence avec la présidence de la République, l’Elysée se donne huit à dix jours pour décider si les contraintes actuelles doivent être relâchées ou au contraire resserrées.

En attendant, le respect des gestes barrières reste impératif, a martelé samedi le ministre de la santé. « Il y a des gens sur la promenade des Anglais qui parfois ne portent pas le masque, parce qu’ils viennent profiter du bon air et qu’ils ont peut-être le sentiment qu’au bord de l’eau ils ne risquent rien. C’est faux ! », a souligné Olivier Véran.

« Pas de relâchement malgré le beau temps », a également écrit la préfecture de police de Paris sur Twitter. Celle-ci a annoncé le déploiement de 4 000 fonctionnaires ce week-end pour multiplier les contrôles et notamment empêcher « tout attroupement dans les espaces verts ». Les « activités physiques en groupes d’adultes » sont interdites dans les parcs et jardins, ainsi que tout regroupement de plus six personnes, a rappelé la préfecture.

Des tests salivaires à l’école à la rentrée
De son côté, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a affirmé samedi que les règles sanitaires mises en place dans les établissements scolaires vont être « stabilisées ». « Il y a peu de choses qui changent à la rentrée », a-t-il dit sur BFM-TV, alors que les élèves et les enseignants de la zone A reviendront en classe lundi.

L’éducation nationale a adopté en début de semaine un nouveau protocole sanitaire assouplissant les règles qui imposent une fermeture de classe en cas de contamination par le variant britannique. Désormais, trois cas positifs au variant anglais entraînent la fermeture d’une classe et les personnels de l’éducation ne sont plus systématiquement considérés comme cas contact en présence d’élèves positifs. En revanche, la présence d’un seul cas du variant sud-africain ou brésilien peut entraîner la fermeture d’un établissement.

Par ailleurs, les tests salivaires vont commencer dans les écoles après les vacances scolaires. Jean-Michel Blanquer a assuré qu’« entre 50 000 et 80 000 tests » seront réalisés « dès la semaine prochaine », pour atteindre 200 000 tests par semaine.