Luttes et mobilisations

Le Quotidien du médecin - CHU de Rennes : un « die-in » pour symboliser la mort de l’hôpital public

il y a 3 jours, par Info santé sécu social

En grève depuis le 15 novembre pour une durée indéterminée, des urgentistes du CHU de Rennes ont manifesté ce jeudi pour la seconde fois sur le site de l’hôpital, afin de faire pression sur la direction.

Ils réclament des créations de postes pérennes, la hausse du nombre de lits d’aval, la rémunération de toutes les heures supplémentaires ou l’ouverture d’une unité post-urgence capable de désengorger le service toute l’année.

Le personnel des urgences et le collectif inter-hôpitaux (CIH) de Rennes ont fait un « die-in » ce jeudi. Ils ont déposé un cercueil et des fleurs devant la direction pour signifier « la mort de l’hôpital public ». Des certificats de décès ont été collés à la porte d’entrée du bâtiment, tandis que les soignants se sont allongés à terre.

Comme l’a raconté une jeune urgentiste du CHU au « Quotidien », les conditions de travail se dégradent pour les soignants, en raison d’une hausse de l’activité aux urgences (+18 % en septembre, +14 % en octobre par rapport à la même période en 2019) et de manque chronique de personnel. Si bien qu’un nombre croissant de paramédicaux et de médecins seraient en burn-out ou même sur le départ.

La direction du CHU a annoncé mercredi la création de deux postes d’aides-soignants de nuit et d’un poste de brancardier jour au sein du service des urgences. Une mesure loin d’être suffisante pour les soignants. Pour faire face à l’augmentation de son activité aux urgences et à la forte progression des hospitalisations de patients Covid, le CHU de Rennes a déclenché son plan blanc le 19 novembre.