Luttes et mobilisations

Le Télégramme - Ehpad. Mouvement de grève la semaine prochaine

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Kristell Jannick et Carine Thomas, de la CGT, ont annoncé que le personnel en Ehpad allait débrayer le 4 juin.Kristell Jannick et Carine Thomas, de la CGT, ont annoncé que le personnel en Ehpad allait débrayer le 4 juin.Le personnel en Ehpad, soutenu par la CGT, va débrayer mardi 4 juin devant Ty-Marhic. Par la voix du syndicat, il dénonce des « conditions de travail dégradées » ayant pour conséquence une « maltraitance imposée ».

« On en a ras-le-bol, voilà le message qu’on veut faire passer ». Carine Thomas n’y va pas par quatre chemins dans les locaux de la CGT, à l’hôpital de Douarnenez. Elle tire la sonnette d’alarme pour dénoncer la « souffrance au travail » qui frappe le personnel en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) à Douarnenez. Conséquence : elle annonce qu’ils débrayeront le 4 juin, de 14 h à 16 h, devant l’Ehpad Ty-Marhic pour tenter de se faire entendre auprès de la direction.

« Ils craquent »
Dans un préavis transmis au directeur du centre hospitalier demandant « d’ouvrir des négociations », la CGT détaille les nombreux motifs de cette journée d’action. Elle y dénonce en particulier « la dégradation des organisations et des conditions de travail », « le manque de personnel », « le non-remplacement des arrêts maladies », la piètre « qualité de prise en charge des résidants » ou encore « le manque de respect, de dialogue et de communication au centre hospitalier, en particulier vis-à-vis des agents ».

« On arrive à une situation où on a un personnel qui n’en peut plus, qui craque, qui pleure. On y est confronté tous les jours », alerte Carine Thomas, secrétaire générale de la CGT, à l’hôpital de Douarnenez. Dans ces conditions, les arrêts maladies sont légion, selon les représentants syndicaux qui expliquent que l’équipe est désorganisée en raison d’un « manque de personnel, avec des difficultés de recrutement des arrêts qui ne sont pas remplacés ».

Maltraitance
Ces « conditions de travail dégradées » conduisent à une « maltraitance imposée », pointe un tract de la CGT intitulé « Ehpad en souffrance », avec des « résidents non levés, à peine lavés, pas toujours habillés » et une « alimentation bâclée », avec des soignants qui « n’ont plus le temps pour les douches des résidants ». Bref, « ils ne peuvent pas faire leur travail comme ils doivent le faire », dénonce Kristell Jannick, de la CGT, « et les familles sont mécontentes ». Le syndicat appelle d’ailleurs ces dernières à se joindre à la mobilisation, de même que la population de la ville.

Face à cette situation, la CGT dénonce un double discours : « On nous fait croire qu’il y a une volonté de recrutement et dans un deuxième temps on entend dire qu’il y a des candidatures qui ne sont pas retenues », assure Carine Thomas. De plus, « on a des aides-soignantes qui ne savent pas si elles vont être renouvelées ». Au final, « tout le monde s’épuise, le personnel est malmené, épuisé, rincé. Il y a des mots du personnel qui sont forts. On voit des aides-soignants et des infirmières au bord des larmes qui se sentent maltraitants », conclut Carine Thomas.