Le droit à la santé

Legeneraliste.fr - Le burn-out officiellement reconnu comme une maladie par l’OMS

il y a 5 mois, par Info santé sécu social

Amandine Le Blanc
| 27.05.2019

La 72e Assemblée mondiale de la santé se tient en ce moment, à Genève. Les États membres de l’OMS ont adopté la nouvelle Classification internationale des maladies. Et pour la première fois, le burn-out y fait son entrée. L’OMS avait déjà codé l’épuisement professionnel dans cette classification en juin dernier, mais il manquait encore l’adoption officielle. C’est désormais chose faite.

Nom de code QD85

Ce registre sert de base pour établir les tendances et les statistiques sanitaires. Dressé par l’OMS, il repose sur les conclusions d’experts de la santé dans le monde entier. Le burn-out fait son entrée dans la section consacrée aux « problèmes associés » à l’emploi ou au chômage et porte ainsi désormais le nom de code QD85.

Lié au contexte professionnel

Il y est décrit comme « un syndrome (…) résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès » et qui se caractérise par trois éléments : « un sentiment d’épuisement », « du cynisme ou des sentiments négativistes liés à son travail » et « une efficacité professionnelle réduite ». Le registre de l’OMS précise que le burn-out « fait spécifiquement référence à des phénomènes relatifs au contexte professionnel et ne doit pas être utilisé pour décrire des expériences dans d’autres domaines de la vie ». En France malgré plusieurs tentatives de parlementaires, le burn-out n’est toujours pas reconnu comme maladie professionnelle. La dernière proposition de loi en date sur le sujet a été rejetée en février 2018 et le 7 mai dernier la ministre du Travail, Muriel Pénicaud avait affirmé qu’il ne s’agissait par d’une maladie professionnelle « au sens strict ».

Autre première lors de cette 72e Assemblée : le trouble du jeu vidéo – défini comme une perte de contrôle sur le jeu ayant des répercussions dommageables – a été ajouté à la section sur les troubles de la dépendance.

(avec AFP)