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Lequotidiendumedecin.fr : Autonomie : pas de loi avant le 28 mars, annonce Agnès Buzyn aux assises des EHPAD

il y a 3 semaines, par infosecusanté

Autonomie : pas de loi avant le 28 mars, annonce Agnès Buzyn aux assises des EHPAD

Martin Dumas Primbault

| 12.03.2019

Il faudra attendre la fin du mois pour connaître les grandes lignes de la loi sur le grand âge et l’autonomie promise par Agnès Buzyn en octobre dernier. Lors d’une allocution aux assises nationales des EHPAD ce mardi 12 mars, la ministre de la Santé a déclaré attendre le rapport sur le sujet qui lui sera remis le 28 mars, avant de prendre des arbitrages. « Dans quelques semaines, après la remise du rapport Libault, le gouvernement passera à l’action, pour apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme », a-t-elle déclaré.

Dominique Libault, président du Haut conseil du financement de la protection sociale et pilote du rapport, devra s’appuyer sur le travail des dix groupes de réflexion créés pour accompagner la grande concertation sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes, lancée le 1er octobre 2018, et sur les 415 000 contributions recueillies sur internet.

« La bonne direction, au bon rythme »

Sans déflorer les orientations du futur projet de loi, Agnès Buzyn a insisté sur plusieurs points émanant de cette concertation et qui nécessitent des « mesures fortes, qui feront une différence dès l’année 2019 ».

« Les Français sont pessimistes quant aux conditions futures de prise en charge de la perte d’autonomie », a-t-elle commencé par résumer avant d’énumérer les préoccupations qu’elle a pu constater. Ainsi, il ressort entre autres une volonté de « revalorisation des métiers de l’âge », de simplification de l’offre − afin d’atténuer les inégalités de traitement entre les départements − ou encore d’appui aux aidants. Le reste à charge pour les familles dont les proches séjournent en établissement est aussi une source d’inquiétude pour les Français. Une étude de la Mutualité publiée en octobre avait révélé qu’il s’élevait à 2000 euros par mois en moyenne pour la prise en charge de l’hébergement et de la perte d’autonomie.

Consciente de l’ampleur de la tâche, la ministre s’est toutefois montrée optimiste. « Tout concourt à penser aujourd’hui que nous allons dans la bonne direction et au bon rythme », a-t-elle déclaré.

Si aucune annonce n’a été faite côté financement, des députés de la majorité ont pris les devants en proposant l’instauration d’une journée de solidarité supplémentaire pour financer la dépendance. La piste a été évoquée ce dimanche 10 mars par La République en Marche comme une proposition issue du grand débat.