L’Anticapitaliste Hebdo du NPA

Hebdo L’Anticapitaliste - 553 (28/01/2021) - Face au rebond de l’épidémie, le confinement est de nouveau sur la table. Leur monde d’après, c’est bien : « Travaille, consomme et tais-toi ! ».

30 janvier, par infosecusanté

Contre ce pouvoir incapable, à nous d’imposer nos réponses : en grève et en manifestation le 4 février !

Le gouvernement s’est planté à chaque étape de la crise sanitaire, avec une gestion capitaliste de la pandémie qui ne conduit à aucune autre issue qu’une privation de nos libertés pour maintenir les profits et qui ne permet aucunement de se doter des outils nécessaires pour contenir durablement le virus et pour obtenir des moyens afin d’assurer notre sécurité sur les lieux de vie et de travail.

Face au virus, contre ce gouvernement, reprenons la main
Les capitalistes, Macron et son gouvernement, ont continué à casser le service public de santé et, ayant perdu la main sur le traitement sanitaire de la pandémie, comme en a encore récemment témoigné le fiasco du lancement de la campagne de vaccination, n’ont comme unique réponse que la gestion autoritaire de cette situation : confinement, couvre-feu, fermeture de tous les lieux de loisirs et de culture…

À l’opposé, comme le montrent les multiples indicateurs tous au rouge (virulence des nouveaux variants, début d’engorgement des hôpitaux, développement de clusters y compris dans les établissements de santé…), il y a urgence à apporter des réponses sur le terrain sanitaire.

Nous devons continuer à nous mobiliser contre les fausses « solutions » du gouvernement : on ne peut pas accepter que nos vies privées, sociales et politiques soient confinées, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît notamment pour les jeunes et les personnes âgées, et continuer à travailler comme si de rien n’était ! Pour ralentir la propagation du virus, il faut diviser par deux le temps de travail sans perte de salaire, arrêter les productions non essentielles, recruter massivement pour que les établissements scolaires puissent fonctionner en demi-groupes tout en assurant la présence des élèves à plein temps, permettre la vaccination massive, notamment de l’ensemble des personnels soignants et des salariéEs qui travaillent en présentiel.

Mettre l’économie au service de la population
Un an après l’arrivée du Covid-19 en Europe, les solutions envisagées par les gouvernements capitalistes n’ont pas changé. Incapables de fournir des masques au début, ils ont échoué tout autant dans la mise en place des dépistages comme de la vaccination. Cette succession d’échecs n’est pas due à leur incompétence. Elle est le résultat de l’incapacité des capitalistes à mettre la production, les grandes entreprises, l’économie, au service du plus grand nombre. Elle est également due à leur choix de sacrifier les services publics depuis plusieurs décennies.

Une tout autre politique est possible :
– En réquisitionnant toutes les entreprises qui ont un rôle face au virus : industrie pharmaceutique, production de tests, de virus, de masques ;
– En refusant les brevets sur les vaccins, en assurant la transparence dans la recherche et l’évaluation ;
– En rouvrant 100 000 lits d’hôpital, en formant du personnel soignant et en réquisitionnant les cliniques privées et leurs personnels ;
– En finançant massivement la recherche publique pour développer de nouveaux traitements et de nouveaux vaccins en toute indépendance de l’industrie pharmaceutique ;
– En diminuant drastiquement le temps de travail et en associant la population à la prévention et à la réorganisation de la société face à l’épidémie.

Ils ne confineront pas nos colères !
La semaine dernière, des milliers d’étudiantEs ont commencé à se réunir, à manifester pour la réouverture de leurs universités dans des conditions sanitaires assurant la sécurité de touTEs. Le 23 janvier, 2 000 personnes se sont retrouvées à Paris pour exprimer le refus des licenciements et des suppressions de postes. Dans la santé, l’éducation, l’énergie, les personnels se sont mobilisés, et vont continuer de le faire, pour défendre le service public.

Ce samedi 30 janvier, nous continuerons la mobilisation contre les lois liberticides et racistes en cours d’adoption. Et le jeudi 4 février, l’ensemble du monde du travail est appelé à la grève pour défendre l’emploi, les salaires, et exiger un changement radical de politique face à la crise sanitaire et sociale. Cette journée doit être un succès, l’occasion de faire converger les colères contre un pouvoir qui nous emmène chaque jour un peu plus dans le mur.

Face à une épidémie qui n’est pas près de s’arrêter, il est temps de nous regrouper pour nous faire entendre, pour rompre avec la gestion capitaliste de la crise, et de nous organiser pour donner vie à une autre société, solidaire. Parce que nos vies valent plus que leurs profits, c’est toutes et tous ensemble que nous devons commencer à relever la tête !