Les mobilisations dans les hôpitaux en 2019 et 2020

Paris Normandie : Un lancer de blouses au CHU de Rouen pour dénoncer les moyens insuffisants de l’hôpital public

il y a 1 mois, par infosecusanté

Paris Normandie : Un lancer de blouses au CHU de Rouen pour dénoncer les moyens insuffisants de l’hôpital public

Les professionnels de l’hôpital public ont organisé une action symbolique dans le hall d’accueil du CHU de Rouen, vendredi 14 février 2020, pour exiger les moyens nécessaires à une refondation du service public hospitalier.

Christophe HUBARD

Publié le 14/02/2020

Ils ont lancé leurs blouses vendredi 14 février 2020 dans le hall du CHU de Rouen, pour dénoncer le "mépris du gouvernement", à la manière de plus en plus de corporations opposées à la réforme des retraites. Mais eux, les professionnels "tous métiers confondus" de l’hôpital public se battent sur un autre terrain : celui des moyens alloués à l’hôpital public et du fonctionnement du système de santé.
Troisième journée d’action intersyndicale depuis novembre, ce préavis de grève national a été peu suivi localement. À Rouen, aucun cortège n’a été programmé. Mais l’image reste parlante. Dans un hall récemment rénové, les blouses, jetées du haut du premier étage, s’échouent au pied d’une fresque jaune et blanche, une "œuvre d’art" très critiquée à 100 000€, dévoilée fin novembre.

"Les contraintes budgétaires se font au détriment des patients"
Parmi leurs revendications, les manifestants réclament l’augmentation du budget consacré à l’hôpital, la reconnaissance et la revalorisation générale des carrières non-médicales, notamment en début de carrière. "On évoque souvent les problèmes de recrutement des aides-soignants et des infirmières mais il faut voir leurs rémunérations...", évoque Frédéric Louis, secrétaire de la section CFDT CHU, syndicat majoritaire. L’arrêt des fermetures de services, d’établissements et des réouvertures de lits, "partout où cela est nécessaire" sont également revendiqués. "On comprend qu’il y ait des contraintes budgétaires mais elles se font au détriment des patients."
"Nous exigeons l’ouverture de véritables négociations sur l’avenir de l’hôpital public avec le Premier ministre et le président de la République, seuls capables de débloquer la situation afin de sortir de la crise actuelle", indique le tract signé par les syndicats CFTC santé sociaux, Sud, CGT, FO, CFDT et UNSA.