Environnement et facteurs dégradant la santé

Pourquoi docteur - Espérance de vie : les Français qui vivent à la campagne meurent deux ans plus tôt

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Les écarts d’espérance de vie se sont aggravés au cours des trente dernières années entre départements ruraux et département urbains, selon une nouvelle étude menée par l’Association des maires ruraux de France (AMRF) et le groupe Macif, en partenariat avec France Bleu, publiée mercredi 16 décembre.

Les habitants du rural vivent deux ans de moins que ceux des villes
Concrètement, les habitants du rural vivent deux ans de moins que ceux des villes. Plus précisément : l’inégalité d’espérance de vie entre rural et urbain est de 2,2 ans chez les hommes, et de 0,9 an chez les femmes. "Le plus surprenant est la régularité extrême du lien entre types de départements et espérance de vie", commente l’AMRF.

Les habitants du rural consomment par ailleurs 20% de soins hospitaliers en moins que ceux des villes. A l’inverse, les zones de forte consommation de soins hospitaliers correspondent, sauf exception, aux zones urbaines et aux couloirs de circulation les reliant. "La cartographie des données suggère une forte corrélation avec l’absence de médecins traitants : là où il n’y pas de médecins libéraux qui dépistent et adressent le patient à l’hôpital, moins de patients vont à l’hôpital", analyse l’association des maires ruraux.

"Offrir de nouvelles solutions aux habitants du monde rural"
"La crise récente a mis en avant l’importance de la proximité dans l’organisation du service de santé. L’État, empêtré dans son modèle d’aménagement du territoire, centré sur le développement des métropoles, continue d’affaiblir les campagnes à grand renfort d’arguments statistiques", juge l’AMRF.

"La démocratie sanitaire doit être refondée sur un véritable débat contradictoire afin d’offrir de nouvelles solutions aux habitants du monde rural. C’est l’objet de l’étude au long cours entamée par l’AMRF, afin de fournir aux élus ruraux de nouveaux arguments face au dogme centralisateur et apporter au débat public de nouvelles données pour se forger une opinion éclairée sur la réalité du désastre sanitaire français", conclut l’association.