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Viva - Cancer : les cas pourraient bondir de 81% d’ici 2040

il y a 3 mois, par Info santé sécu social

22 février 2020
L’OMS rapporte des “inégalités inacceptables” entre les pays riches et les pays pauvres en raison de l’insuffisance des ressources consacrées à la prévention.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les cas de cancer augmenteront de 81% d’ici à 2040 dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, en raison de l’insuffisance des ressources consacrées à la prévention. Dans un rapport, l’agence spécialisée des Nations unies avertit que si les tendances actuelles se poursuivent, le monde connaîtra globalement une augmentation de 60% des cas de cancer au cours des deux prochaines décennies.

En 2018, l’OMS a enregistré dans le monde 18,1 millions de nouveaux cas de cancer, et l’organisation s’attend à ce que le chiffre atteigne d’ici à 2040 une fourchette allant de 29 à 37 millions. C’est dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui enregistrent actuellement les plus faibles taux de survie, que le nombre de nouveaux cas augmentera le plus fortement (+ 81 % selon les estimations).

Selon l’OMS, cette situation s’explique en grande partie par le fait que ces pays ont dû consacrer des ressources sanitaires limitées à la lutte contre les maladies infectieuses et à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, et que les services de santé ne sont pas équipés pour prévenir, diagnostiquer et traiter les cancers. « C’est un coup de semonce qui nous appelle tous à nous attaquer aux inégalités inacceptables qui existent entre pays riches et pays pauvres concernant les services de lutte contre le cancer », a souligné le Dr Ren Minghui, sous-directeur général de l’OMS, cité dans un communiqué. « Lorsque les individus ont accès aux soins primaires et aux systèmes d’orientation, il est possible de détecter le cancer à un stade précoce, de le traiter efficacement et de le guérir », a-t-il affirmé.

Le rapport montre que la recherche a permis de faire reculer le nombre de décès dus au cancer, mais ce recul a été plus marqué dans les pays riches. « Les pays à revenu élevé ont adopté des programmes de prévention, de diagnostic précoce et de dépistage qui, associés à des traitements améliorés, ont contribué à réduire le taux de mortalité prématurée de 20%, selon les estimations, entre 2000 et 2015. Dans les pays à faible revenu, la réduction n’a été que de 5% », a estimé la directrice du Centre international de recherche sur le cancer, Elisabete Weiderpass.

Par Cécile Aubinet – source : Le Figaro avec AFP