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Actu Soins - Les infirmiers libéraux invités à rejoindre “la journée des soignants” le 24 novembre

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Une journée de prévention de la population, des patients et des usagers, pour les sensibiliser à ce que sera demain le système de santé français, est organisé le 24 novembre par 18 organisations représentants les professionnels de santé, principalement issus du milieu libéral.

C’est une colère qui gronde depuis longtemps. Cette fois, elle ne concerne plus que les infirmiers, mais bien l’ensemble des professionnels de santé exerçant en secteur libéral. Infirmiers, opticiens, médecins, orthophonistes, sage-femmes, dentistes, spécialistes, pédicure-podologues, kinésithérapeutes, audioprothésistes, biologistes... Tous ont été invités, par 18 organisations et associations, à rejoindre « la journée des soignants » jeudi prochain.

La prévention pour se faire remarquer

Prises de tension artérielle, glycémies capillaires, vaccinations...La journée s’articulera autour de la prévention. Objectif : "prévention en santé, mais prévention sur la politique de demain" explique Ghislaine Sicre, présidente du syndicat Convergence Infirmière.

Les professionnels espèrent ainsi toucher la population, en exprimant un ras-le-bol, via une sensibilisation du plus grand nombre.

"La journée des soignants est une alerte aux pouvoirs publics, aux caisses d’Assurances maladie, et à l’ensemble de ces politiques qui n’écoutent jamais rien" explique le syndicat Convergence Infirmière.

Les revendications infirmières

Décisions "arbitraires" des pouvoirs publics, nomenclature "complètement obsolète", zonage "incohérent", vaccinations "au détriment des infirmières"... Les infirmiers libéraux (représentés dans l’appel des 18 par les syndicats Onsil, Convergence Infirmière ainsi que par l’association Unidel) estiment aussi être victimes de pressions "exercées par les caisses d’assurance maladie".

Il dénoncent notamment les contrôles, qui seraient des "abus de contrôles" selon eux et remettent en question la notion de temps dans la nomenclature "appliquée sans discernement". Ils se révoltent aussi contre les menaces de déconventionnement et la remise en cause des indemnités de déplacement... "On ne peut plus travailler la peur au ventre" explique un communiqué commun aux 18 organisations.

Par ailleurs, les infirmiers libéraux sont vent debout contre la montée des services d’HAD, ainsi que par les SSIAD et les SPASSAD, structures soutenues par les politiques actuellement.

Rédaction ActuSoins