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Allo docteurs - IVG : la carte des pays où l’avortement est interdit

il y a 2 mois, par Info santé sécu social

Par Arthur Laffargue avec AFP

Le Chili va bientôt sortir de la liste des pays les plus restrictifs sur l’avortement. Le sénat vient en effet d’adopter la dépénalisation de l’IVG thérapeutique et en cas de viol, un texte qui doit maintenant être validé par la chambre des députés.

De nombreux pays dans le monde, principalement en Afrique et Amérique latine, restreignent fortement l’avortement mais seuls une vingtaine d’entre eux l’interdisent totalement, à l’instar du Chili, jusqu’à maintenant. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ces pays sont le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, Haïti et la République dominicaine sur le continent américain, les Philippines et les îles Palaos en Asie, le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Gabon, le Congo, Madagascar, Djibouti et la Mauritanie en Afrique. En Europe, seuls Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin sont dans ce cas.

Certains autres pays autorisent l’avortement sous des conditions très restrictives. Ainsi, dans beaucoup de pays africains, l’IVG n’est accessible qu’en cas de danger pour la vie de la mère, comme en Côte d’Ivoire, en Somalie, en RDC, en Ouganda, au Soudan du Sud ou en Libye.

Dans ce cas spécifique, l’interruption de grossesse est aussi tolérée dans plusieurs Etats d’Asie, notamment en Syrie, au Liban, en Afghanistan et au Yémen, ainsi qu’au Bangladesh, au Sri Lanka ou en Birmanie. En Amérique du Sud, quelques pays comme le Guatemala, le Paraguay et le Venezuela ne l’autorisent que dans ce cas-là.

Ce sont les femmes d’Europe et d’Amérique du Nord qui bénéficient des législations les plus libérales, à l’exception notable de l’Irlande a quitté en 2013 le cercle très restreint des pays européens où l’avortement est totalement interdit, mais qui ne l’autorise qu’en cas de danger pour la mère. Le viol, l’inceste ou la malformation du fœtus ne sont pas des raisons légales d’avorter, et une telle intervention constitue un crime passible de la prison à vie.

Font également partie des pays européens les plus restrictifs Chypre et la Pologne, deux Etats où l’IVG n’est autorisée qu’en cas de problèmes médicaux, de viol ou de malformations du fœtus. A l’automne 2016, le gouvernement conservateur polonais a tenté de limiter encore plus le droit à l’avortement, en ne l’autorisant que si la vie de la mère était en danger, mais a dû y renoncer sous la pression de manifestations.

Avec AFP