L’industrie pharmaceutique

Allo-docteurs avec AFP -Traitement contre l’hépatite C : nouvel accord conclu pour une baisse des prix

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Le comité des produits de santé (CEPS) vient de conclure un accord avec le laboratoire américain Gilead afin de limiter le prix de ses traitements anti-hépatite C, le Sovaldi et le Harvoni.

Finis, les 41.000 euros à débourser pour un traitement au Sovaldi. Désormais, ce médicament destiné à soigner l’hépatite C ne pourra plus être vendu au-delà de 28.700 euros, selon l’accord conclu entre le comité des produits de santé – un organisme interministériel placé sous l’autorité conjointe des ministres de la santé et de l’économie – et le laboratoire Gilead, qui commercialise le produit. Idem pour le médicament Harvoni, son successeur.

L’hépatite C chronique toucherait 300.000 à 400.000 personnes en France.

La mise sur le marché de ces médicaments, dès 2014, avait en effet déclenché une vive polémique en France en raison de leur coût, jugé exorbitant.

"Les arrêtés seront publiés très prochainement et permettront à ces nouveaux tarifs d’entrer en vigueur dès le 1er avril 2017", indique le ministère dans un communiqué. "Ces accords démontrent l’efficacité de la politique volontariste que je mène depuis plusieurs mois pour faire baisser les prix", s’est félicitée Marisol Touraine, saluant "une bonne nouvelle pour les patients" ainsi que "pour les comptes de la sécurité sociale". En effet, "ces traitements sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie".

Cet accord intervient un peu moins de quatre mois après celui passé avec le laboratoire américain MSD pour le Zepatier, un autre médicament contre l’hépatite C, mis sur le marché au prix de 28.732 euros pour 12 semaines de traitement.

Vers un accès universel au traitement

Selon diverses estimations, entre 300.000 et 400.000 personnes pourraient être porteuses du virus de l’hépatite C en France.

Seulement, les traitements innovants ont d’abord été réservés aux malades les plus gravement atteints, au grand dam de nombreuses associations de médecins et de patients. Plusieurs associations avaient d’ailleurs lancé un nouvel appel au gouvernement début janvier afin qu’il garantisse rapidement un accès universel à ces traitements, tel que promis par la ministre.

avec AFP