Luttes et mobilisations

Appel à la grève des urgentistes de l’hôpital sud-francilien pour faire respecter le temps de travail

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Les urgentistes du centre hospitalier sud-francilien (CHSF) sont appelés à la grève à partir du samedi 25 mars [et non pas vendredi comme initialement indiqué par l’AMUF, NDLR] pour l’application « immédiate » de la réforme de leur temps de travail, décidée il y a plus de deux ans.

L’association des médecins urgentistes de France (AMUF), à l’origine de l’appel à la grève dans cet établissement basé à Corbeil-Essonnes (Essonne), dénonce « des difficultés majeures dans la prise en charge » des urgences et « une dégradation constante des conditions de travail », et demande la mise en œuvre « immédiate et sans décote » de la réforme.

En décembre 2014, les urgentistes avaient obtenu, à l’issue d’une grève, la limitation de leur temps de travail à 48 heures hebdomadaires et un nouveau découpage de leurs obligations entre travail posté et travail non clinique, les heures supplémentaires devant être rémunérées comme telles.

Cette réforme, entrée en vigueur par une circulaire de juillet 2015, reste très inégalement mise en œuvre.

« Des demi-mesures »

La direction du CHSF, qui n’était pas disponible pour réagir ce lundi, a fait courant mars aux urgentistes de l’établissement des propositions qui ne les ont pas satisfaits, selon l’AMUF.

« On ne nous a proposé que des demi-mesures, encore plus désavantageuses que l’existant », a commenté auprès de l’AFP François-Xavier Laborne, délégué de l’AMUF au CHSF. Le syndicat souligne également que « plusieurs praticiens ont fait clairement connaître leur souhait de démission ou de réduction d’activité » en cas d’application partielle de la réforme.

Fin 2016, plusieurs syndicats d’urgentistes avaient déjà interpellé la ministre de la Santé, Marisol Touraine, pour réclamer l’application « sans délai » de la réforme.

Le service des urgences du Centre Hospitalier Sud Francilien revendique plus de 70 000 passages par an de patients, soit près de 200 patients par jour.

Avec AFP