Divers

Hospimédia - La CGT, FO et Sud réclament un Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière exceptionnel

il y a 2 semaines, par Info santé sécu social

Dans une lettre ouverte datée du 11 janvier et adressée à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, les syndicats CGT, FO et Sud santé et action sociale lui réclament la "convocation" d’un Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière "exceptionnel". La prochaine séance est aujourd’hui fixée au 9 février, étant entendu qu’aucune autre ne devrait suivre avant l’élection présidentielle à la fin avril-début mai. Dans leur courrier, les trois syndicats sollicitent l’application de l’article 1er du règlement intérieur du conseil supérieur et demandent donc "la réunion d’une séance exceptionnelle [...] dans les deux mois à compter de réception de ce courrier formulé par plus d’un tiers de ses membres". À l’ordre du jour, insistent-ils, il devra être question de "l’arrêt des fermetures de lits et des suppressions des postes".

La CGT, FO et Sud déplorent en effet l’absence de réponse ministérielle notamment après la journée de grève organisée le 8 novembre dernier. Le taux de mobilisation sur l’ensemble des personnels hospitaliers avait atteint 9,6% d’après la DGOS, y compris les personnels assignés, et 14,6% pour les seuls infirmiers (lire notre article). Pour les syndicats, les difficultés que rencontrent l’hôpital public, encore plus actuellement avec l’épidémie de grippe, sont "la conséquence de l’insuffisance des budgets (enveloppe limitative de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie, Ondam) et de la mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT), qu’il faut stopper". Et de compléter leurs propos : "Les professionnels en ont assez de la non prise en compte de leur travail et de leur implication au quotidien pour assurer leurs missions de service public ; ils ne veulent plus être réduits à des variables économiques" (lire notre article).

Dans leur interpellation, les trois syndicats rappellent également la mobilisation qui s’annonce le 7 mars prochain, avec une journée nationale de grève des agents et salariés des établissements de santé et de l’action sociale. "Nous combattons les choix des politiques publiques actuelles, notamment en matière de santé faits par le Gouvernement avec comme seul leitmotiv de faire des économies, dégrader les conditions de travail et de vie des travailleurs", écrivent-ils dans un appel commun. Leur exigence, là aussi : l’abrogation de la loi de Santé ainsi que le maintien de l’ensemble des lits, des services, des établissements et des emplois. Les revendications portent également sur le renforcement des prérogatives de la médecine du travail et des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), la résorption de l’emploi précaire, le rétablissement de la catégorie active, l’arrêt des rappels sur les temps de repos, la fin des ratios et des grilles réévaluées, etc.

Thomas Quéguiner