Luttes et mobilisations

Hospimedia - Les hospitaliers maintiennent la pression avec un taux de grévistes supérieur au 10 octobre

il y a 3 semaines, par Info santé sécu social

Publié le 22/03/18

Ce 22 mars, la journée de grève dans la fonction publique hospitalière a mobilisé 10,9% d’agents, un taux qui inclut les personnels assignés dans les services, selon les décomptes de fin de journée fournis par le ministère de l’Action et des Comptes publics. Ce taux est donc légèrement supérieur à celui enregistré le 10 octobre dernier lors de la précédente journée de mobilisation : il s’élevait alors à 10,4% chez les hospitaliers (lire notre article). En sachant que cette fois, et au contraire de l’action unitaire de l’automne, seules sept organisations syndicales avaient appelé à battre le pavé (CFE-CGC, CFTC, CGT, FA-FP, FO, FSU et Solidaires), la CFDT et l’Unsa s’étant depuis dissociées du mouvement. Dans les deux autres versants de la fonction publique, les taux sont en revanche en baisse cette fois : 12,80% pour l’État (contre 13,95% en octobre), 8,11% dans la Territoriale (9,5%).

Par ailleurs dans la fonction publique hospitalière, cette journée d’action survient une semaine tout juste après la mobilisation dans les Ehpad, notamment publics : celle-ci atteignait 22,5% le 15 mars en nombre de grévistes et personnels assignés (lire ici et là nos articles), contre 31,8% le 30 janvier pour la première mobilisation dans le secteur médico-social.

Comme cet automne, la mobilisation des agents publics consistait de nouveau à dénoncer les mesures d’austérité prises à leur encontre par le Gouvernement : retour du gel indiciaire, restauration du jour de carence, étalement du protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR), compensation de la contribution sociale généralisée (CSG)... S’y ajoutent les annonces faites le 1er février par Matignon (lire notre article). Outre la perspective d’un plan de départs volontaires dans l’État et la Territoriale, celles-ci ont trait à la simplification des instances représentatives à l’instar du privé, l’individualisation plus poussée de la rémunération, l’élargissement du recours aux contractuels, etc. Sans compter la relance récente par le Conseil d’État de la question des licenciements dans le versant hospitalier (lire notre article), qui a tôt fait d’attiser les esprits syndicaux.

Thomas Quéguiner