Les Ehpad

JIM - EHPAD : Agnès Buzyn défend sa politique

il y a 2 mois, par Info santé sécu social

Paris, le mardi 6 mars 2018 -

Paris Match a interviewé Agnès Buzyn sur la crise des EHPAD (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), dans le cadre d’une enquête du magazine qui relaie des témoignages accablants.

Sur la question des effectifs, l’un des chevaux de bataille des syndicats, le ministre de la santé a assuré « je me suis engagée à ce qu’on ne détruise pas d’emplois dans les Ehpad là où ils sont utiles ». Néanmoins, cultivant le « et en même temps » macronien elle a précisé, qu’en la matière tout n’était pas possible « la maîtrise des dépenses d’assurance maladie » étant « déterminante pour la pérennité de notre modèle social ».

Elle a en outre rappelé, que, concernant les professionnels qui exercent dans les EHPAD, elle a « initié un groupe de travail national sur la qualité de vie au travail dans les établissements médico-sociaux qui doit aboutir à des propositions concrètes au printemps ».

Vers des indicateurs publics de la qualité des EHPAD ?

Le magazine l’a également interrogée à propos des suspicions de conflits d’intérêts entre les sociétés en charge de l’évaluation des EHPAD et les EHPAD eux-mêmes. Sur ce point, elle a fait savoir qu’elle avait ordonné : « à la Haute autorité de santé d’engager un travail pour réaliser des enquêtes de satisfaction auprès des résidents rendues publiques pour chaque établissement, comme c’est le cas pour les hôpitaux ».

Paris Match s’est en outre étonné de la rareté des sanctions prononcées comparé à la fréquence des maltraitances et des dysfonctionnements signalés. Sur ce point, le ministre a affirmé, que, le secteur était «  très contrôlé » et a rappelé que « depuis plusieurs années, ce sont plus de 7 000 EHPAD qui ont fait l’objet d’une inspection ciblée sur le traitement ou le repérage des risques de maltraitance. Lorsque les ARS sont informées de dysfonctionnements affectant la prise en charge, la santé ou la sécurité des résidents, elles effectuent des inspections. Si elles constatent des manquements importants, elles contraignent l’établissement à faire les corrections dans un délai donné. Si celles-ci ne sont pas mises en œuvre, des sanctions administratives ou financières peuvent être prises. Mais ce n’est pas le plus fréquent, les structures apportant généralement les améliorations ».

Pas sûr que ces précisions gouvernementales permettent d’éviter la large mobilisation prévue le 15 mars prochain.