Luttes et mobilisations

La Montagne.fr : Une grève à l’hôpital de Thiers par crainte d’une future baisse des effectifs

il y a 4 semaines, par infosecusanté

La Montagne
Une grève à l’hôpital de Thiers par crainte d’une future baisse des effectifs

Publié le 20/12/2017 à 19h01

Une grève à l’hôpital de Thiers par crainte d’une future baisse des effectifs Le personnel en grève a été reçu, après sa manifestation, par la direction du centre hospitalier. Le maire de Thiers Claude Nowotny est venu apporter son soutien aux grévistes.
En prévention de possibles décisions sur les effectifs et pour faire pression sur la direction, la CGT et la CFDT appelaient à la grève, ce mercredi, au centre hospitalier de Thiers.

À l’entrée de l’hôpital de Thiers, une banderole donne le ton : « Hôpital en grève ». À la mi-journée ce mercredi, une partie du personnel en grève s’est réunie sur les marches du centre hospitalier avant d’être reçue, près de deux heures, par le directeur Olivier Roquet et son adjoint Sébastien Retord.

« Si nous sommes en grève, explique Frédéric Loubeyre, secrétaire de section CFDT, c’est que nous avons eu connaissance d’un document en amont du comité technique d’établissement qui devait avoir lieu ce jour mais sera donc reporté. Ce document fait état d’un déficit lourdement aggravé en 2017 et nous craignons pour les emplois. On sait très bien que les effectifs vont être le premier poste impacté. Il y a 120 CDD à l’hôpital de Thiers. Nous voulons connaître le tableau des effectifs 2018 tout de suite. » « Ce qu’on veut, c’est qu’on ne touche pas à ces emplois, car ils sont nécessaires » appuie Nicole Behot, secrétaire de section CGT.

Deux heures face à la direction

Face à sa direction, le personnel a pu longuement déplorer ses conditions de travail, faire état de ses inquiétudes sur la qualité des soins prodigués à la population, et pointer du doigt le coût qu’engendre l’emploi de médecins intérimaires.
Sur ce dernier point, la direction a expliqué que le recours à des médecins intérimaires « permettait de maintenir l’activité ». Quant à la baisse des effectifs, Olivier Roquet a indiqué être en train d’étudier « l’origine du déficit » et qu’avant les conclusions, il n’était pas en mesure d’apporter de réponse chiffrée. « Aujourd’hui, nous n’avons pas de visibilité. D’ici février, le travail aura bien avancé. » Il a néanmoins mis en exergue le déficit des Ehpad. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à payer des personnels avec des moyens que nous n’avons pas. »
Après une concertation à la fin de la réunion, les responsables syndicaux ont décidé de ne pas reconduire la grève, tout en « restant vigilants » sur la suite des décisions.

Alice Chevrier