Luttes et mobilisations

La Nouvelle République - Niort : le mouvement de colère de l’hôpital psychiatrique

il y a 1 semaine, par Info santé sécu social

Publié le 10/09/2018 à

Ce lundi 10 septembre 2018, à l’appel de FO et de la CGT le personnel de l’hôpital psychiatrique de Niort a entammé un mouvement spectaculaire devant le hall administratif. Grève et veillée mortuaire, ils attendent des réponses de la direction. ​

Soin, écoute, temps, parole. Tous ces fondamentaux six pieds sous terre, faute de moyens.

Sur le cercueil qu’ils ont installé à l’entrée du hall administratif de l’hôpital de Niort, ce lundi 10 septembre 2018, les représentants syndicaux de FO et de la GGT n’ont pas mâché leurs mots. C’est la mort des services psychiatriques de l’établissement qu’il veulent ainsi symboliser. Si rien n’est fait dans l’urgence. Au cours de l’été, c’est une situation de crise à laquelle tous ont été confrontés et devant l’absence de réponse concrète de la direction à leurs demandes, à leurs craintes, ils ont voulu marquer les esprits à travers ce mouvement de colère spectaculaire. A l’appel à la grève lancé jusqu’au 22 septembre, ils ont ajouté cette action symbolique, cette veillée mortuaire, invitant les agents, les soignants, les malades et les familles à se joindre au mouvement.

" Le personnel ne peut pas se contenter d’effectuer du gardiennage"

Au micro, après les revendications d’Alain Rochette pour FO et de Sandrine Fournier pour la CGT, les témoignages se succèdent. Avec des mots identiques pour évoquer l’absence de moyens qui aboutit à des situations où le personnel ne peut se contenter que d’effectuer "du gardiennage" plutôt que proposer un véritable accompagnement nécessaire afin de soigner les troubles psychiatriques.

Encore une fois, comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises, tous demandent le retour immédiat à l’effectif minimum de sécurité et l’arrêt temporaire des ambulances. Ce dispositif - auquel ils ne sont pas opposés puisqu’il permet l’accompagnement des patients lorsqu’en situation de crise il est nécessaire d’aller les chercher à leur domicile - puise sur les effectifs en place déjà amoindris. Et leur constat est là : actuellement ce n’est plus possible.

Devant le cercueil, ce lundi 10 septembre, le cri d’alarme est lancé : "L’hôpital de Niort, il faut le sauver parce qu’il est malade."

Seule avancée, obtenue au cours de la journée, par la CGT et FO, une possible négociation ce mardi 11 septembre à midi avec la direction.

Vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x6tenie