L’industrie pharmaceutique

La Tribune - Le lobby pharmaceutique lance une campagne grand public pour redorer son image

il y a 2 mois, par Info santé sécu social

Il s’agira de la première campagne de communication grand public du Leem depuis 15 ans. Elle aura pour slogan La maladie ne dort jamais, nous non plus et s’étalera sur plusieurs semaines. Elle sera déclinée en spots TV, affiches dans la presse magazine, sur internet et dans le métro parisien, a expliqué lundi la fédération.
Il s’agira de la première campagne de communication grand public du Leem depuis 15 ans. Elle aura pour slogan "La maladie ne dort jamais, nous non plus" et s’étalera sur plusieurs semaines. Elle sera déclinée en spots TV, affiches dans la presse magazine, sur internet et dans le métro parisien, a expliqué lundi la fédération. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at : http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Le Leem lance une campagne de plusieurs semaines à 1,3 millions d’euros pour tenter de redorer le blason de l’industrie pharmaceutique, terni par l’affaire Mediator et les polémiques sur le prix des médicaments.

Face à la défiance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, la fédération française du secteur, le Leem, lancera le 1er octobre une campagne pour sensibiliser le grand public à ses efforts de recherche.

Il s’agira de la première campagne de communication grand public du Leem depuis 15 ans. Elle aura pour slogan "La maladie ne dort jamais, nous non plus" et s’étalera sur plusieurs semaines. Elle sera déclinée en spots TV, affiches dans la presse magazine, sur internet et dans le métro parisien, a expliqué lundi la fédération.

Provenant des fonds propres du Leem, son budget sera de 1,3 million d’euros, "dont 90% pour l’achat d’espaces" publicitaires, les visuels étant simplement adaptés d’une campagne de la fédération européenne du secteur EFPIA, a précisé à l’AFP une porte-parole du Leem.

"Mieux faire comprendre qui nous sommes"

Mal perçue par une partie de l’opinion publique en France en raison de scandales sanitaires à répétition, comme l’affaire Mediator, et des polémiques récurrentes sur les prix des médicaments innovants, l’industrie pharmaceutique constate depuis plusieurs années un écart sensible entre la confiance des Français dans les médicaments et la confiance dans les laboratoires qui les développent.

"Le patient-acteur est devenu un patient beaucoup plus exigeant, en matière de compréhension, de transparence de l’information, et de ce fait beaucoup plus réactif", observe Patrick Errard, le président du Leem, interrogé par l’AFP.

"L’objet de la campagne, c’est de mieux faire comprendre qui nous sommes, pourquoi nous faisons ce métier, pour réaligner l’image du secteur avec l’image du médicament", a-t-il expliqué.
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Eviter des crises comme celle du Levothyrox

Il a aussi appelé à une "meilleure concertation" entre l’Agence nationale du médicament (ANSM), les associations de patients, les professionnels de santé et le Leem, afin d’améliorer la chaîne de communication jusqu’aux patients et "éviter des crises qui sont évitables, comme dernièrement celle du Levothyrox".

Cette affaire "a démontré une fois de plus que la qualité de l’information en amont est essentielle et qu’il faut revoir la chaîne de transmission permettant de préserver la sécurité des malades", a ajouté Patrick Errard.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a également réaffirmé la semaine dernière sa volonté de créer une mission sur l’information des malades, à la suite de l’affaire du Levothyrox, médicament pour des pathologies de la thyroïde dont une nouvelle formule a déclenché la colère de nombreux patients dénonçant des effets secondaires graves.
(Avec AFP)