Luttes et mobilisations

La dépèche - Clinique de l’Ormeau : la direction appelle à la reprise du travail, les salariés toujours à l’ARS

il y a 2 semaines, par Info santé sécu social

Dans un communiqué qui nous a été adressé tardivement hier soir, la direction de la polyclinique de l’Ormeau appelle à la sortie du conflit et à la reprise du travail. Elle indique qu’elle a fait connaître au médiateur, lundi, « ses propositions définitives de sortie de crise ». Qu’elle a également communiqué par courrier à tous les salariés.

S’agissant de l’organisation du travail les demandes du personnel « légitimes » ont été validées. Concernant la rémunération, la direction rappelle qu’elle a « plus que triplé » son effort financier initial, à savoir  : l’équivalent du 13e mois avec une RAG portée à 8,33 %  ; une prime de 200 € bruts. Et à titre exceptionnel, une prime de 300 € bruts à l’ensemble des salariés présents dans l’effectif au 1er janvier 2017. Il s’agit là clairement d’une prime d’incitation à la reprise du travail. La direction chiffre l’ensemble de ces mesures à 1 000€ bruts par salarié, soit une augmentation de 3% de la masse salariale. Et ce dans « un contexte contraint » lié à « deux années de baisses très fortes des tarifs des actes hospitaliers ».

Coupant court à la reprise de négociations, la direction martèle que « ces propositions sont désormais fermes et définitives ».

Concernant le maintien de l’établissement, la direction rappelle que « la clinique de L’Ormeau est une entreprise locale, important employeur de la ville, dont l’activité sanitaire est essentielle sur le territoire départemental. L’unique objectif de la direction est de pérenniser cette activité médicale et de maintenir l’emploi ».

En conclusion, la direction invite « l’ensemble des salariés grévistes à reprendre le travail ».

Les salariés occupent toujours l’ARS

La délégation des salariés grévistes de L’Ormeau occupe toujours, quant à eux, les locaux de l’agence régionale de santé à Montpellier. Ce mardi, elle a été reçue longuement par Monique Cavalier, directrice de l’ARS.

« Nous restons car nous considérons aujourd’hui que la solution passe invariablement par l’intervention énergique des pouvoirs politiques et publics. La direction a clairement montré sa volonté négociatrice en refusant les recommandations du médiateur », indique les représentants des salariés. Ils ajoutent que la directrice de l’ARS leur a indiqué « que le niveau des autorisations concentré sur les Hautes-Pyrénées entre les mains d’un groupe financier commençait à poser problème ».

THIERRY JOUVE