Le droit à la santé

Le Parisien - vers un report des opérations non urgentes pour désengorger les hôpitaux

il y a 3 mois, par Info santé sécu social

La ministre de la Santé Marisol Touraine a demandé aux hôpitaux d’appliquer cette mesure, annonçant que le bilan de l’épidémie sera « probablement lourd » cette année.

« L’enjeu, c’est de garantir qu’il y a des lits d’hospitalisation disponibles », a déclaré la ministre mercredi, lors d’un point sur la situation, alors que le pic de l’épidémie est attendu la semaine prochaine « Le nombre de personnes malades est particulièrement important, mais le système de santé répond présent », a-t-elle ajouté.

La saison de grippe 2016-2017 s’annonce délicate avec le retour d’un virus de type A(H3N2), cousin de celui qui avait contribué, il y a deux ans, à une surmortalité de 18 000 personnes.

La propagation du virus a connu une « très forte augmentation » ces dernières semaines, selon Santé publique France. L’agence sanitaire a notamment noté qu’entre le 26 décembre et le 1er janvier, 5 745 personnes se sont rendues aux urgences pour des symptômes grippaux, contre 4 220 la semaine précédente. Par ailleurs, 1 035 patients ont dû être hospitalisés, contre 617 entre le 19 et le 25 décembre.

Le pic de l’épidémie attendu la semaine prochaine

Certains signes « laissent penser qu’on va atteindre le pic national » de l’épidémie de grippe « la semaine prochaine », a déclaré mercredi François Bourdillon, directeur général de l’agence Santé publique France, ajoutant qu’il était « probable » que certaines régions l’aient déjà atteint.

Les mesures incitatives n’ont pas été « suffisantes », « il faut passer à un cran supérieur », a-t-il ajouté, estimant qu’il faudrait notamment « réfléchir » à rendre obligatoire le vaccin contre la grippe pour les soignants (médecins, infirmiers, etc.). Selon les estimations, seulement 25% à 30% des soignants se font vacciner contre la grippe chaque année.