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Le Quotidien du médecin - Place des cliniques dans la présidentielle : la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) délivre ses bons et mauvais points

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Anne Bayle-Iniguez
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Attentive à la tournure de la campagne électorale où la santé et la protection sociale tiennent une bonne place, la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) affirme sa « vigilance » sur la place accordée à l’hospitalisation privée dans les programmes des candidats. L’organisation pilotée par Lamine Gharbi note à cet égard « avec intérêt » le souhait d’Emmanuel Macron (En marche !) d’ouvrir les groupements hospitaliers de territoire (GHT) au secteur privé.

La volonté de François Fillon (LR) de parvenir à un reste à charge zéro pour les soins les plus coûteux (à l’horizon du quinquennat) fait également écho à la proposition défendue par la FHP pour les soins hospitaliers, se félicite cette dernière. Les cliniques « saluent » aussi l’appel du candidat de la droite à « une meilleur coordination des soins et à une pertinence accrue de ceux-ci ».

egard mitigé sur le candidat Hamon

Le jugement que porte le secteur privé sur le programme de Benoît Hamon (PS) est plus mitigé. Si ses propositions environnementales sur les perturbateurs endocriniens, les pesticides et la pollution vont « dans le bon sens », son projet de conventionnement sélectif pour lutter contre la désertification médicale ne peut « que susciter l’inquiétude », indique la FHP. Ses prises de position en direction de l’hôpital public ne soulèvent pas davantage d’enthousiasme. Le candidat de la gauche a dit ce lundi sur les ondes de « France Inter » vouloir recruter plus de personnels à l’hôpital, sans chiffrer sa proposition.

La FHP invite les candidats à se déplacer « sur le terrain » dans l’une des mille cliniques de France.

La FHP précise que le secteur privé représente 25 % de l’offre de soins sur le territoire. Les cliniques réalisent 34 % de l’activité de soins mais déplorent « ne [recevoir] que 17 % des financements du budget hospitalier ». Un rappel opportun alors que se décident en coulisse les arbitrages tarifaires pour 2017, traditionnellement publiés au « Journal officiel » le 1er mars.