La santé au travail. Les accidents de travail et maladies professionnelles

Le Quotidien du Médecin - « Pourquoi je suis ravi d’être en médecine du travail », le plaidoyer d’un interne pour sa spécialité

il y a 2 mois, par Info santé sécu social

Rafael Alcaraz-Mor est un interne heureux. Le jeune homme, actuellement en dernier semestre de stage en médecine du travail, dit s’épanouir dans la spécialité qu’il a choisie, non pas par défaut, mais par vocation. Initiative originale, il s’en est expliqué dans un texte publié récemment dans la revue « La presse Médicale ».

« J’ai souhaité présenter ce qu’est vraiment la médecine du travail aux étudiants qui font actuellement le choix de leur spécialité d’internat », explique Rafael Alcaraz-Mor. Objectif : effacer quelques préjugés et redorer le blason de la médecine du travail, une filière peu valorisée auprès des carabins. « Comment pourrait-il en être autrement ? écrit le futur médecin. Nous avons très peu d’informations sur cette spécialité durant les premières années de formation, difficile alors de s’y identifier. »

La médecine du travail ne fait pas rêver les étudiants. Le premier à s’y intéresser, au sein de la promotion 2017 des ECNi, est classé au-delà de la 1000e place.
Et pourtant… Dans son plaidoyer, Rafael Alcaraz-Mor décrit au contraire une discipline « enrichissante, transversale et exigeante », synonyme d’« excellence professionnelle » et d’« épanouissement personnel ».

Une approche pluridisciplinaire

« L’examen clinique est au cœur de mes consultations et mobilise quotidiennement des compétences cliniques rigoureuses, en particulier en rhumatologie, psychologie, dermatologie et pneumologie », détaille dans son texte le jeune homme qui suit également un diplôme universitaire de toxicologie. Il dit apprécier l’approche véritablement pluridisciplinaire de la santé au travail « à l’intersection de la médecine, du droit et du social ».

La prévention, chère au président Macron et au gouvernement qui vient d’annoncer un plan pour la renforcer, est au cœur de la discipline, et le médecin du travail « un interlocuteur privilégié pour dépister des pathologies qui traitées précocement sont plus facilement curables ». Rafael Alcaraz-Mor espère ainsi convaincre ses futurs confrères. Il n’est pas le seul.

L’association nationale des internes en médecine du travail (ANIMT) fait également campagne en cette période cruciale de choix de postes. Dans une vidéo de quatre minutes, très bien ficelée, elle présente le rôle de cette spécialiste mal connue.

Un autre interne s’y est aussi collé… dans un registre plus décalé. Gilles Bellatre (c’est son pseudo), un Youtubeur qui sévit depuis plusieurs années, vante à sa façon les mérites de la discipline…