Afrique du Nord

Le quotidien du médecin - Algérie, Tunisie : les futurs médecins en colère contre la qualité de leurs études

il y a 5 mois, par Info santé sécu social

C’est un mouvement de mécontentement qui dure. En grève depuis près de quatre mois, les médecins en formation de spécialisation en Algérie ont appelé ce lundi au boycott des prochains examens de fin d’études, au risque d’une « année blanche ».

Pour justifier ce mot d’ordre, le collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) évoque le refus du ministère de l’Enseignement supérieur de reporter le calendrier de rattrapage des examens du diplôme d’études médicales supérieures (DEMS), sanctionnant la fin du cursus de spécialisation. Cette session a été prévue du 18 mars au 12 avril.

Si cet appel est suivi, aucun résident de dernière année (entre 1 800 et 2 000 résidents) ne sera diplômé, au risque de limiter les places ouvertes au prochain concours de spécialisation pour les diplômés de médecine générale.

Problème de délivrance du diplôme

Même mécontentement dans le pays voisin. En Tunisie, plus de 1 500 étudiants en médecine et internes ont manifesté pour protester contre une réforme qui repousse de plusieurs années la délivrance d’un diplôme.

« Sans diplôme, on ne peut pas faire de stage ou de formations à l’étranger. Or en Tunisie, dans un certain nombre de spécialités comme la radiothérapie ou la médecine nucléaire, on exerce avec des méthodes des années 1990 », a déploré Aymen Bettaieb, de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM).

Ce dernier réclame aussi la régularisation de la situation pour la promotion des internes qui achèvent leurs études de médecin généraliste cette année, ne s’orientant pas vers une spécialisation.

En effet, la réforme gouvernementale envisagée n’a pas prévu de délivrance de diplôme à ces internes. « En décembre, toute une promotion va se retrouver sans diplôme, au chômage », a déclaré Aymen Bettaieb.

Avec l’AFP