Luttes et mobilisations

Le télégramme - Grève aujourd’hui en pédiatrie à Lorient

il y a 3 mois, par Info santé sécu social

À l’appel d’une intersyndicale, le service pédiatrie de l’hôpital du Scorff devrait être en grève à partir d’aujourd’hui. Effectifs, heures supplémentaires, conditions de travail, augmentation des prises en charge... Les revendications sont nombreuses.
« Nous avons peur de ne plus pouvoir garantir la sécurité et la qualité des soins de vos et nos enfants ». C’est par ces mots, forts, que l’intersyndicale CGT, CFDT Santé sociaux et Solidarité Sud santé a lancé hier son préavis de grève qui débute ce mercredi matin pour une durée illimitée. Grève qui fait suite à plusieurs négociations préalables avec la direction mais qui n’a pas abouti. « Nous estimons que vous n’avez pas entendu la détresse des personnels de la planète pédiatrie », indique l’intersyndicale.

Contre la suppression de renforts hiver

Que réclament les équipes de pédiatrie, qu’elles soient de jour, de nuit ou d’urgence ? Elles refusent d’abord que le bio nettoyage des sorties soit réalisé à moyens constants. « Les professionnels, devant cette charge de travail supplémentaire pour les auxiliaires de puériculture, sont déjà conscients que cela va entraîner des glissements de tâches sur les équipes de nuit, l’engorgement des urgences et par conséquent une dégradation des prises en charge en binôme, impacter comme toujours la qualité des soins pour l’enfant et sa famille et engendrer de l’insécurité pour l’enfant et sa famille mais également pour les personnels ». L’intersyndicale demande un poste d’auxiliaire de puériculture de nuit aux urgences pédiatriques. Elle conteste la suppression de renforts hiver jusqu’en avril prochain et un projet d’adaptation des effectifs par le déclenchement d’un éventuel renfort selon l’intensité des épidémies. « Même si nous prenons note du maintien du renfort infirmière pour la période endémique, quelle sera sa durée ? ».

« Insécurité la nuit »

Elle s’oppose également aux conditions de travail « très difficiles » la nuit. « Nous dénonçons l’insécurité dans laquelle s’est trouvé un binôme de nuit pendant quatre mois dans le service d’hospitalisation, ainsi que l’absence d’un poste la nuit sur les urgences pédiatriques tout au long de l’année ». L’intersyndicale rappelle les efforts fournis ces derniers temps, et à moyens constants : l’ouverture de trois services tels que les urgences pédiatriques 24h/24h sur un même niveau, l’ouverture d’un service d’hospitalisation courte post-urgences, une unité de soins continus.