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Lequotidiendumedecin.fr : Accès aux études de santé : l’introduction de prérequis envisagée, arbitrages en novembre

il y a 1 semaine, par infosecusanté

Accès aux études de santé : l’introduction de prérequis envisagée, arbitrages en novembre

Sophie Martos

20.10.2017

Après les dysfonctionnements de la plateforme d’admission post-bac (APB) cette année, et le spectre d’un tirage au sort dans les filières en tension, notamment en première année commune aux études de santé (PACES), Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, avait engagé une concertation pour dégager des solutions de long terme sur les nouvelles modalités d’accès à l’université. Un des objectifs affichés est d’écarter tout tirage au sort à compter de la rentrée 2018 dans les filières les plus demandées.

Les onze groupes de travail – dont l’un est consacré à l’accès aux études de santé – ont rendu leur copie à la ministre, jeudi 19 octobre, après trois mois de réflexion. Résultat des courses : une forme de sélection, à la faveur de prérequis à définir et valider, est l’une des pistes envisagées.

Débat vif

La synthèse des groupes de travail réalisée par Daniel Filâtre, rapporteur général et recteur de l’académie de Versailles, relève ainsi que « les discussions autour des notions de prérequis ou d’attendus ont été vives et au centre des débats ». Certains acteurs de l’enseignement supérieur font valoir que des prérequis coercitifs seront ressentis « comme une privation de droit absolu à poursuivre des études supérieures librement ». Pour d’autres, la question de tels prérequis prescriptifs « est indispensable pour rendre le système d’affectation plus juste et au service de la réussite étudiante », relate le rapport.

Un MOOC pour se préparer aux études de santé ?

Dans les filières en tension (droit, médecine, STAPS, psychologie), trois grandes pistes sont mises en avant : un travail approfondi en amont sur l’orientation vers ces filières ; une diversification de l’offre de formation ; et, donc, une éventuelle procédure de sélection « en dernière instance lorsque le nombre de places offertes, fussent-elles augmentées ne peut répondre à l’ampleur de la demande », peut-on lire.

Pour l’accès aux études de santé plus spécifiquement, le rapport suggère que « les universités déterminent les modalités d’admission dans les différentes filières aux différents niveaux et pour les différents types de candidats ». C’est dans ce cadre que les fameux prérequis seraient définis « dont la connaissance serait vérifiée par la validation d’un MOOC "préparation à l’entrée dans les études de santé". Ces prérequis « différents selon les modes d’entrée », garantiraient la possibilité d’accès aux études de santé à différents profils de bacheliers, assure la mission.

Enfin chaque faculté devrait elle-même proposer « plusieurs modes d’entrée dans les études de santé en formation initiale, hors passerelles », calqués par exemple sur le modèle du PluriPASS d’Angers. « Ceci supposerait que les expérimentations actuelles entrent dans le droit commun et que de nouvelles expérimentations soient possibles afin de répondre aux enjeux de cette filière de formation universitaire spécifique », conclut le rapporteur général.

Les négociations bilatérales vont démarrer et les arbitrages du gouvernement seront rendus courant novembre.