Luttes et mobilisations

Lequotidiendumedecin.fr : Grève illimitée des praticiens hospitaliers de Polynésie française

il y a 1 semaine, par infosecusanté

Grève illimitée des praticiens hospitaliers de Polynésie française

Anne Bayle-Iniguez

06.11.2017

Le syndicat des praticiens hospitaliers de Polynésie française (SPHPF) a déposé un préavis de grève illimitée, à partir de ce lundi matin (heure locale), afin d’obtenir de meilleures conditions de travail pour les 1 500 médecins salariés de la fonction publique territoriale de Polynésie.

Confrontés à la pénurie médicale, les PH des hôpitaux de Tahiti et des îles réclament au gouvernement local, dont il dénonce « l’aveuglement », l’application intégrale d’un protocole d’accord signé en février 2016 qui prévoie notamment la réforme de leur statut.

Contrairement aux praticiens de Métropole, le statut des PH de Tahiti n’a connu aucune évolution depuis une vingtaine d’années, un désavantage qui influe sur l’attractivité médicale hospitalière, gronde le SPPF. En 2013, ce problème a été la cause d’une rétrogradation de 13 années d’ancienneté (l’équivalent de cinq échelons) d’une cancérologue nouvellement venue, qui a « fini par fuir définitivement la Polynésie française et la maltraitance dont elle avait été victime », se souvient le syndicat.

Les PH rappellent que la situation n’est pas plus enviable en dehors des hôpitaux. Dans les dispensaires, des postes de médecins sont remplacés par des postes d’infirmiers, dénoncent-ils. « Pour les médecins libéraux, les conventionnements sont bloqués alors que certaines spécialités sont en sous-effectifs dramatiques », écrit aussi le syndicat.

Tahiti a connu cinq grèves de ses praticiens hospitaliers en huit ans. Les revendications sont similaires d’année en année : réforme du statut, prolongation de l’activité au-delà de la limite d’âge, permanence des soins des hôpitaux, retraite.

L’activité reprend dans les hôpitaux du Bénin

Après deux mois de grève qui ont paralysé le système sanitaire et les hôpitaux du Bénin, les syndicats professionnels et le gouvernement sont parvenus vendredi dernier à un accord qui devrait mettre fin au conflit.

Les hôpitaux de ce petit pays d’Afrique occidentale, voisin du Nigeria, tournaient au ralenti depuis le mois d’août, date à laquelle plusieurs syndicats, toutes professions confondues (médecins, infirmières, sages-femmes, anesthésistes, techniciens de laboratoire, etc.) avaient lancé un mouvement de protestation contre les projets de privatisation de l’hôpital et des centres de santé publics du pays, décidés par le président de la République, Patrice Talon.

L’accord signé entre les parties prenantes porte sur l’amélioration des conditions salariales dans le secteur de la santé. Le président aurait débloqué 2,5 milliards de francs CFA (3,7 millions d’euros) pour répondre aux revendications des grévistes.