Luttes et mobilisations

Lequotidiendumedecin.fr : Les personnels d’EHPAD dans la rue : Agnès Buzyn annonce des concertations

il y a 1 semaine, par infosecusanté

Les personnels d’EHPAD dans la rue : Agnès Buzyn annonce des concertations

Elsa Bellanger

15.03.2018

Les personnels des EHPAD (Établissements d’hébergements pour personnes âgées dépendantes), des services d’aides à domicile, des hôpitaux gériatriques et des autres structures en charge des séniors étaient rassemblés, à la mi-journée, sous les fenêtres du ministère de la santé pendant que la ministre Agnès Buzyn, recevait une Intersyndicale, regroupant dix organisations, dont la CGT, la CFDT, Sud, l’UNSA et la FSU. Cette deuxième journée d’action, après une première mobilisation le 30 janvier, visait à dénoncer les conditions de travail des personnels, mais aussi des recrutements et une revalorisation des métiers et des salaires.

La ministre, qui avait annoncé une enveloppe supplémentaire de 50 millions pour les établissements les plus en difficultés suite à la première mobilisation, a rappelé sa « préoccupation » concernant les conditions de travail des professionnels et « son souci premier d’une prise en charge des personnes de qualité et préservant la dignité » souligne le ministère.

Elle a par ailleurs confirmé son engagement en faveur de la neutralisation des « effets de la réforme de la tarification ». Et a également confirmé la tenue de « concertations au mois de mars » afin de définir, d’ici à « début avril », des « orientations stratégiques » sur la prise en charge du vieillissement, du financement à l’organisation du secteur.

Concernant les recrutements demandés par l’intersyndicale, « elle a reconnu que nos attentes étaient légitimes » s’est réjoui Pascal Champvert, président de l’AD-PA, reçu par Agnès Buzyn. « Mais elle ne peut pas répondre au ratio [d’un personnel pour un résident] » a-t-il poursuivi. Alors que ce point est une des principales revendications des syndicats, la ministre avait affirmé, quelques jours plus tôt, que ce ratio n’avait « aucun fondement théorique ou scientifique » et ne pouvait « être considéré comme une norme ».