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Lequotidiendumedecin.fr : Santé des jeunes médecins : le SMG met en cause l’enquête ordinale

17 mars, par infosecusanté

Santé des jeunes médecins : le SMG met en cause l’enquête ordinale

Henri de saint Roman

16.03.2016

Le Syndicat de la médecine générale (SMG) n’apprécie guère l’enquête sur la santé des jeunes médecins, étudiants et internes, mise en ligne début février sur le site du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM).

Dans un communiqué véhément, le SMG dénonce cette initiative qualifiée d’« intrusive », et dont l’anonymat serait « douteux du fait de l’hébergement sur le site même de l’Ordre ». Le SMG « dénie » à l’institution ordinale le droit de représenter les jeunes médecins : « L’Ordre n’est pas seulement faible de proposition en lançant, pour faire croire qu’il agit, une enquête qui n’apportera rien de nouveau sur un sujet déjà connu, écrit-il. Il n’est surtout pas à sa place. »

Les conditions de travail en question

Le syndicat énumère plusieurs griefs. Il juge que l’Ordre « fait l’amalgame » entre des internes atteints de pathologies physiques ou psychiques et les internes victimes de leurs difficiles conditions de travail. Dans ce questionnaire, l’Ordre « oublie de pointer les causes de la souffrance plutôt que les conséquences, continue le SMG. Il stigmatise les jeunes médecins et légitime le sentiment de dévalorisation injustifié qui les touche. »

Pour le SMG, l’origine des symptômes (épuisement, souffrance au travail, burn-out) n’est pas « l’inaptitude » des jeunes médecins mais « l’organisation même de leurs conditions de travail et d’étude. C’est celles-ci qu’il faut réformer, pas les jeunes médecins ».

Une enquête voulue par les jeunes

Ces attaques laissent de marbre l’Ordre national des médecins. Contacté ce mercredi par « le Quotidien », son président, le Dr Patrick Bouet, fait valoir que c’est la commission « Jeunes médecins » de l’Ordre – qui réunit des représentants des étudiants, internes et jeunes praticiens – qui a souhaité réaliser cette enquête. « Le conseil national n’a été que le support de cette enquête, précise Patrick Bouet, ce sont les syndicats de jeunes qui l’ont voulue et élaborée ». L’analyse des réponses au questionnaire devrait commencer vers la fin du mois de mars.