Du centre à la droite

Les Echos - Macron veut supprimer les cotisations maladie et chômage des salariés

il y a 5 mois, par Info santé sécu social

Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle , veut "supprimer les cotisations maladie et les cotisations chômage que paie le salarié", a-t-il annoncé ce jeudi sur BFMTV et RMC.

"Pour permettre à chaque Française et Français de pouvoir vivre plus dignement de son travail", "on a besoin de répondre à un problème, c’est de diminuer l’écart qu’il y a entre le salaire brut et le salaire net", explique l’ex-ministre de l’Economie.

"Ce que je veux faire, c’est supprimer les cotisations maladie et les cotisations chômage que paie le salarié", "sur tous les salaires" et "pour les indépendants aussi". "Pour un couple qui est au SMIC aujourd’hui", le gain net par an serait "d’au moins 500 euros", a-t-il estimé.

Emmanuel Macron a indiqué qu’il financerait cette mesure "par de la CSG", avec "une base beaucoup plus large", incluant les actifs, mais aussi les retraités et les revenus du capital. "Toutes les petites retraites auront leur pouvoir d’achat protégé", a cependant précisé le candidat à la présidentielle.

L’ancien ministre de l’Economie s’est également prononcé en faveur d’un principe de stabilité fiscale.

Dernier élément d’importance, Emmanuel Macron a déclaré qu’il maintiendrait la durée légale de 35 heures inscrite dans le Code du travail, tout en permettant d’y déroger.

Emmanuel Macron a enfin déclaré qu’il était "le candidat du travail". Un thème qui sera probablement l’un des axes majeurs de sa campagne.

Emmanuel Macron a par ailleurs opposé à nouveau une fin de non recevoir aux appels à rejoindre la primaire organisée par le PS, affirmant ne pas vouloir « se perdre dans les chicayas de la primaire du Parti socialiste ». « Je suis clair depuis le début. On m’a beaucoup reproché quand j’étais ministre de ne pas être au Parti socialiste. Les mêmes aujourd’hui me demandent d’aller à cette primaire, M. Cambadélis par exemple », a-t-il déclaré, particulièrement remonté contre le Premier secrétaire du PS.

« Il y a 6 mois, 8 mois, M. Cambadélis, il disait quoi ? Il disait M. Macron c’est un ministre d’ouverture. Alors, quand ça ne l’arrangeait pas, j’étais un ministre d’ouverture. Et maintenant qu’en effet ce rassemblement de progressistes que nous avons construit commence à leur faire peur, il faudrait qu’on aille se perdre dans les chicayas (les querelles) de la primaire du Parti socialiste », s’est insurgé l’ex-ministre de l’Economie. « Tout ce discours de bien-pensance ou de moralisation ne prend pas en compte qu’aucun candidat de la gauche, indépendamment de moi, n’accède au second tour » de l’élection présidentielle à en croire les sondages actuels, a-t-il poursuivi. « Sortez-moi du jeu, il n’y a pas un candidat de la gauche qui gagne, qui puisse accéder au second tour. Il n’y en a pas un ».