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Mouvement d’Insoumission aux Ordres Professionnels - Ordre des Chirurgiens-Dentistes …le Diagnostic de la Cour des Comptes impose un Traitement de Choc !

il y a 5 mois, par Info santé sécu social

Communiqué de Presse du 11-2-17

Ordre des Chirurgiens-Dentistes …le Diagnostic dela Cour des Comptes impose un Traitement de Choc !

Dans son rapport annuel qui vient d’être publié, la Cour des Comptes nous délivre quelques aspects despratiques de l’Ordre des chirurgiens dentistes. Dans les 50 pages de ce document, nous relevons quelques éléments du diagnostic posé. Il nous semble accablant pour cette institution de 71 ans qui prélève annuellement 20 millions d’euros auprès des 44.000 chirurgiens dentistes de France.

Il y est entre autres rapporté, parmi les graves désordres dans les comptes et les gestions :
- des cadeaux de bijoux, ordinateurs, grands vins, soins en thalassothérapie, accessoires de haute couture, montre sertie de diamant… pour certains conseillers et des membres de leurs familles ;

- des indemnités généreuses, parfois même indues, versées aux membres du conseil national (cf l’année 2015 ou le total a dépassé plus de 600.000 € , dont plus de 400.00 € pour les huit membres du bureau)
dont les missions relèvent en principe du bénévolat … !

- des appartements de fonction (dont l’Ordre est propriétaire à Paris) pour ces huit membres du bureau, y compris pour les membres parisiens, avec tous frais payés , jusqu’aux factures de blanchisserie du linge de maison pour un total de plus de 100.000 € par an.

Dans le même temps, la Cour des Comptes souligne que les contrôles de l’exercice de la profession par l’Ordre au titre de ses missions de service public, sont « peu nombreux, peu efficaces et peu opérants » et déplore que son action soit plus tournée vers « la défense d’intérêts catégoriels qui ne lui incombent pas ». Il émet également des critiques notables sur la fonction juridictionnelle de l’Ordre.

Ce bilan détaillé est donc en complète contradiction avec la mission première que prétend garantir cette institution ordinale : le respect des règles de déontologie professionnelle par les praticiens.

A l’occasion de la publication de ce rapport, le MIOP réaffirme :

- son exigence de liberté associative exclusive pour l’ensemble des professionnels de santé qui ne doivent plus être obligés d’adhérer à un ordre pour exercer leurs métiers ;

- la fin des pratiques juridictionnelles ordinales qui occasionnent trop souvent des doubles peines conséquentes dans des conditions d’impartialité douteuse ;

- la nécessité que les divers responsables politiques reprennent ce dossier en main et fassent triompher la démocratie, en supprimant ces communautarismes professionnels et leurs dérives.