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NPA Rennes - Grève au Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes

il y a 1 semaine, par Info santé sécu social
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Grève au Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes

En 2012, une tension extrême dûe au manque de lits avait conduit au blocage de l’hôpital, suite notamment à l’admission d’une patiente sur un matelas posé au sol... entre deux autres lits... A l’époque, cette grève avait permis l’ouverture de 47 lits.

Depuis la situation n’a fait qu’empirer entraînant des situations de détresse au niveau des soignant.e.s et d’angoisse pour les patient.e.s. et leurs proches :

Des patient.e.s qui attendent parfois 8 heures avant d’avoir une place, d’autres qui sont transférés d’une unité à une autre, parfois en pleine nuit !
D’autres qui ne peuvent tout simplement pas être hospitalisé.e.s faute de lits.
Des lits de permissionnaires utilisés pendant leur absence.
Des nuits où il n’y a qu’un.e soignant.e dans une unité de 25 lits mettant patient.e.s et soignant.e.s en danger.

Des soignant.e.s en détresse, qui ne peuvent plus faire leur travail correctement, que la direction culpabilise et tente d’isoler avec la notation individuelle, qui dit qu’il n’y a pas de problème, juste une adaptation à des contraintes budgétaires, qui ne fait pas remonter auprès de l’ARS les informations sur la situation tendue des lits.

La situation est devenue insupportable, mettant en danger soignant.e.s et patient.e.s.

Les militant.e.s de SUD ont décidé de dire stop et entamé un mouvement de grève le 7 novembre.

Un barnum a été installé à l’entrée. Des permanences sont assurées jour et nuit pour informer, mobiliser.
Les AG sont pratiquement quotidiennes et le 21, 300 personnes y ont participé avec un taux de grévistes proche de 30% !

La grève a été reconduite pour :

- L’ouverture d’un service d’hospitalisation de 20 lits.
- Embauche de 15 ETP.
- Des moyen budgétaires à la hauteur d’un vrai service public
- La résorption de l’emploi précaire (20% d’emplois contractuels !)
- Le retour à 20 RTT annuels

Gageons que cette semaine ne sera pas la dernière.
Gageons que le collectif l’emportera sur l’individualisation et l’isolement.

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