Luttes et mobilisations

Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthesistes Réanimateurs Elargis : appel à la grève à partir du 26 septembre prochain

Septembre 2016, par Info santé sécu social
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Ça n ‘a que trop duré !

Depuis des mois, réunions et autres missions n’aboutissent à rien ou presque.

Concrètement, le ministère n’a acté que l’alignement de la protection sociale des PHC sur celle des PH et la possibilité de la prolongation d’activité jusqu’à 70 ans. Si nous pouvons nous féliciter de la première mesure, la seconde n’est pas franchement une avancée sociale majeure.

La « revalorisation » de la grille salariale des PH, gelée depuis 2010 (cf publication sur le site SNPHAR-E du 25/8/2016), tient de la mauvaise blague. Un calcul simple démontre clairement que les praticiens hospitaliers ont perdu 30% de pouvoir d’achat en 15 ans.

Rien sur la 5e demi-journée pour 24 heures de travail, rien sur la possibilité pour ceux qui le souhaitent de passer en temps continu, rien sur l’application de la « directive urgentistes » aux spécialités à mêmes contraintes, rien sur la reconnaissance des valences et du travail extra-clinique, rien sur une vraie revalorisation salariale.

Alors que l’Hôpital Public se meurt, incapable de garder ses médecins ou d’en attirer de nouveaux, que les conditions d’exercice ne cessent de se dégrader, que les conflits locaux se multiplient, rien ou presque n’a été fait concernant l’attractivité des carrières médicales hospitalières.

Le ministère n’a fait que gagner du temps et maintenir le statu quo !

Ça suffit !

Devant cet immobilisme, le SNPHAR-E a déposé un préavis de grève de 24h pour les soins urgents et non urgents débutant le lundi 26 septembre 2016 à 08h00 et reconductible tous les lundis. Un préavis de grève a également été déposé pour la permanence des soins tous les jours à partir du lundi 26 septembre et ce jusqu’à obtention de nos revendications :

- 24 heures = 5 demi-journées.

C’est une mesure de justice et d’équité avec les praticiens dont le temps de travail est compté en heure. Les 10 demi-journées de travail hebdomadaire statutaire ne dépassent plus les 48h, borne maximale européenne de la directive sur le temps de travail.

- l’inversion des termes de l’article 2 de l’arrêté du 30 avril 2003 modifié qui fixerait ainsi, par défaut, un décompte du temps de travail en heures et par dérogation, en demi-journées.

Le passage en temps continu est régulièrement refusé à des équipes médicales qui le demandent au prétexte de difficultés organisationnelles qui cachent surtout un motif économique sous-jacent. La DGOS clame haut et fort que les PH ne veulent pas du temps continu. Alors pourquoi ne pas leur laisser le choix de décider eux-même ?

- la déclinaison de la circulaire DGOS/2014/359 du 22 décembre 2014 et de l’instruction DGOS/RH4/2015/234 du 10 juillet 2015 aux « spécialités présentant des sujétions comparables », avec l’introduction d’un temps non clinique de 20% et un dimensionnement des équipes en tenant compte.

Sans décompte du temps de travail il n’y a pas de dimensionnement objectif de l’effectif d’une équipe médicale. Cela se fait à la louche ou au doigt mouillé avec des inégalités de traitement que nous constatons tous les jours. Copinage et influence sont les règles, certains vivent bien et d’autres vivent l’enfer !

L’avenir de l’Hôpital Public est en jeu.

Nous comptons sur vous pour une mobilisation forte afin de faire aboutir nos revendications.

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