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Le Monde - Variole du singe : trente-trois cas confirmés en France, « la situation évolue très rapidement »

il y a 1 mois, par Info santé sécu social

Le précédent bilan, communiqué dimanche, faisait état de seize cas confirmés. Santé publique France (SPF) appelle à l’instauration d’un dispositif de « surveillance pérenne » de la transmission de ce virus.

Le Monde avec AFP
Publié le 02/06/2022

La France comptait mercredi 33 cas « confirmés » d’infection au virus de la variole du singe, selon les autorités sanitaires, jeudi 2 juin. Sur ce total, vingt-quatre cas ont été rapportés en Ile-de-France, deux en Auvergne-Rhône-Alpes, un dans les Hauts-de-France, un en Centre-Val de Loire, quatre en Occitanie et un en Normandie, selon les chiffres de Santé publique France (SPF).

Ce décompte a été arrêté mercredi matin, à 10 heures, précise l’organisme public. Un nouveau bilan actualisé sera publié vendredi. Le précédent, communiqué dimanche, faisait état de seize cas confirmés. « La situation évolue très rapidement », ce qui justifie un dispositif de « surveillance pérenne » de la transmission de ce virus, a expliqué SPF.

La ministre de la santé, Brigitte Bourguignon, avait fait savoir la semaine dernière que les autorités ne s’attendaient pas à une « flambée » de la maladie, et que le pays disposait de stocks suffisants de vaccins pour les personnes cas contact.

La vaccination recommandée
Face aux cas de variole du singe, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé le 24 mai la vaccination des adultes, y compris des professionnels de santé, ayant eu un contact à risque avec un malade. Il n’existe pas de vaccin spécifique contre la variole du singe, mais des études ont démontré que la vaccination contre la variole était efficace à environ 85 % contre la variole du singe et qu’elle permettait d’atténuer les symptômes, rappelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ces vaccins, dits de première et deuxième générations, sont très efficaces et ont participé à l’éradication de la variole jusqu’en 1984. Mais ils présentent de graves effets indésirables, tels que des encéphalites, des encéphalopathies, de la pustulose varioliforme (ou syndrome de Kaposi), des atteintes cardiaques, etc. Le virus injecté se répliquant dans l’organisme, ils sont également contre-indiqués dans de nombreux cas, notamment chez les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.

La variole du singe (Monkeypox, en anglais) ou orthopoxvirose simienne est une maladie considérée comme rare, connue chez l’être humain depuis 1970. Elle est due à un virus à ADN.