Covid-19 (Coronavirus-2019nCoV) et crise sanitaire

Le Généraliste - Covid-19 : malgré une légère baisse des indicateurs, une reprise épidémique toujours possible, d’après Santé publique France

il y a 2 jours, par Info santé sécu social

Après un long plateau ascendant, les indicateurs de l’épidémie accusent enfin une légère baisse en France. C’est ce qu’a confirmé Santé Publique France dans son dernier point épidémiologique.

En semaine 6 (du 8 au 14 février), plusieurs signes d’amélioration ont en effet été relevés. « Le nombre de nouveau cas confirmés a diminué (-9 %), avec 127 661 nouveaux cas enregistrés versus 139 874 », rapporte d’abord Santé Publique France. De même, le taux d’incidence du covid-19, a lui aussi baissé dans toutes les classes d’âges, et particulièrement chez les personnes de 75 ans et plus (-19 %), précise l’agence. Un progrès qui pourrait s’expliquer par une « attention particulière » manifestée par cette population aux expositions à risque, la part des personnes âgées parmi les cas contacts diminuant depuis le début de l’année. « D’autre part, les campagnes de vaccination, qui ciblent particulièrement cette classe d’âge, ont permis d’augmenter leur couverture vaccinale », souligne l’instance. Ainsi, selon les données issues de Vaccin Covid 22,5% de la population âgée de 75 ans et plus avait reçu au moins une dose de vaccin contre au 16 février 2021.

Persistance d’une forte tension hospitalière

Pour autant, les plus de 75 ans restent les principales victimes du covid-19 et la tension hospitlière reste soutenue. En semaine 6, malgré une baisse de 10 % des hospitalisations pour covid-19, « le nombre de nouvelles admissions en réanimation était stable (1 763 en semaine 06 versus 1 767 en semaine 05) », souligne l’agence. Des chiffres qui demeurent préoccupants « du fait de tensions persistantes sur le système de soins depuis plusieurs semaines, avec des situations hétérogènes selon les régions », insiste-t-elle.

36 % de variants anglais

Autre phénomène qui appelle à ne pas relâcher les mesures : la progression des variants sur le territoire.

« En complément et relais des premières enquêtes Flash, Santé publique France a procédé aux premières analyses des données de SI-DEP relatives aux résultats des tests de criblage qui permettent de suspecter des infections par des variants d’intérêt », rapporte l’agence.

Résultat : en semaine 6, « 36 % des tests positifs criblés correspondent à une suspicion de variant 20I/501Y.V1 [britannique ndlr] », et « 5 % à une suspicion de variant 20H/501Y.V2 [sud-africain ndlr] ou 20J/501Y.V3 [brésilien ndlr] ». Toutes les régions de la métropole seraient concernées, même si de fortes disparités sont constatées entre départements – 40 présentant plus de 30 % de suspicions de souche britannique, et 8 plus de 10 % de suspicions de clones sud-africain ou brésilien.

À noter que pour mieux anticiper le risque lié à l’émergence potentielle de nouveaux variants, « une troisième enquête Flash [qui] fait appel au séquençage d’un échantillon aléatoire de prélèvements (en amont de tout criblage) » a été lancée en début de semaine, annonce Santé Publique France. L’objectif : « dresser une cartographie complète des types de virus (variants d’intérêt connus ou non) circulants en France » et « évaluer les risques qui leur sont associés », explique l’agence.

Quoi qu’il en soit, à cause de cette tension hospitalière importante et de l’accélération de la circulation des variants, « une dégradation de la situation [sanitaire] reste possible dans les semaines à venir », a mis en garde ce vendredi l’épidémiologiste Fanny Chereau lors d’un point presse.